TEASER DEP Pompili Coquerel

Barbara Pompili, députée LREM de la Somme et Eric Coquerel, député LFI de Seine Saint-Denis seront cette semaine les invités de « Dimanche en politique », le magazine politique de France 3.

L’une, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, ex-coprésidente du groupe écologie à l’Assemblée Nationale a depuis mis ses pas dans ceux des Marcheurs.

L’autre, élu régional  engagé auprès de Jean-Luc Mélenchon vient de gagner son siège à l’assemblée sous l’étiquette de La France Insoumise.

Ensemble, ils répondront aux questions de Francis Letellier avec à ses côtés Renaud Dély directeur de « Marianne ».


Au sommaire :

- Est-on entré dans l’ère du soupçon en politique ?

- Qui sera vraiment la première force d’opposition à l’assemblée nationale ?

- Ordonnances et Loi d’habilitation, le premier test de la confiance au gouvernement.

- Moralisation, Travail et Loi anti-terroriste, ce qui attend les députés …et les Français.

 

BARBARA POMPILI ERIC COQUEREL MEDIA DIXIT WORLD

Quatre ministres ont quitté le gouvernement d’Edouard Philippe sous la pression des révélations et des affaires les concernant. Les Français semblent considérer que cette sanction était inévitable, et tant pis pour ceux qui en font les frais.

Parmi les ministres évincés, François Bayrou et Marielle de Sarnez, pris dans les affaires des assistants parlementaires européens du MoDem, mais également Richard Ferrand, qui est sous le coup d’une enquête préliminaire dans le cadre de ces anciennes fonctions aux Mutuelles de Bretagne. Sylvie Goulard, ministre des Armées depuis la formation du gouvernement df'Edouard Philippe, a démissionné mardi 20 juin. Elle pourrait être entendue dans le cadre de l'enquête préliminaire sur les présumés emplois fictifs des assistants parlementaires du MoDem, révélés par franceinfo.

Les Français veulent des politiques honnêtes

Le gouvernement Philippe II, annoncé le 21 juin, est plutôt composé d’experts. Aux yeux des Français, cela peut soulever des problèmes de conflits d’intérêts et de lobbies. Qu'en pensent les invités de "Dimanche en politique" ? "On est dans un tournant dans la politique française. Fini l’entre-soi, cela fait quelques années que l’on est entré dans la transparence. Une loi doit dire ce que l’on peut faire ou non, mais attention à l’ère des corbeaux et celui du soupçon", analyse Barbara Pompili, ancienne secrétaire d’Etat en charge de la biodiversité, désormais députée LREM. "On a aujourd’hui un pouvoir trop déséquilibré sur le législatif, c’est normal que la presse fasse son travail, parfois contre une certaine omerta de la justice", souligne Eric Coquerel, élu régional engagé auprès de La France insoumise.

La concertation entre les partenaires sociaux et l'exécutif sur la loi Travail version Macron vient de débuter. Certaines propositions ont été annoncées par le gouvernement et certaines ont fuité dans la presse. Le ministère du Travail a annoncé le dépôt d'une plainte contre X pour vol et recel de documents, après la publication dans le journal Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme.

Le projet de loi d’habilitation, présenté en conseil des ministres le 28 juin et qui va permettre au gouvernement de légiférer par ordonnances pour réformer le Code du travail, suscite des réactions contrastées chez les partenaires sociaux. Muriel Pénicaud, ministre du Travail consciente des "inquiétudes" et des "anxiétés" au sein de l'opinion, a assuré qu'"il n'y a pas d'agenda caché" concernant cette réforme. Elle a par ailleurs assuré que le gouvernement ne touchera pas "au socle fondamental" du contrat de travail dans le cadre de sa réforme.

Quelle opposition à l'Assemblée ?

Barbara Pompili estime qu’il faudra regarder de près ce projet de loi, sur le CDI de projet, elle ne voit "pas de différences avec un CDD". Ira-t-elle jusqu’à voter contre celle loi ? La députée LREM, dont la suppléante dans la Somme est déléguée syndicale de l’entreprise Whirpool, espère qu’elle n’aura pas à aller jusque-là.

Quant à Eric Coquerel, il pense que "le CDI de projet, c’est le retour du travail à la tâche. C’est un projet du Medef". Quelle sera la stratégie de La France insoumise ? "Nous nous opposerons à la fois à l’Assemblée et dans la rue. Un élu doit toujours être aux côtés de ceux qui se mobilisent", répond-il.

Alors que la gauche et le droite traditionnelles se déchirent, les députés s'affairent dans les couloirs du palais Bourbon. Certains bataillent pour constituer un groupe, sésame pour plus de visibilité et temps de parole.

Barbara Pompili a déclaré qu’elle ne serait pas candidate à la présidence de l’Assemblée nationale alors que son nom était souvent cité : "Je soutiendrai la candidature de François de Rugy, qui a l’expérience et l’autorité pour mener les débats et les réformes. Je souhaite prendre la tête de la commission du développement durable."

Eric Coquerel, quant à lui, ne doute pas que Jean-Luc Mélenchon, qui est apparu comme un tribun lors de la campagne présidentielle, préside le groupe des Insoumis. "Nous serons le seul groupe qui votera sans doute contre la confiance au gouvernement", a-t-il indiqué.

Rassemblement et division

A l’Assemblée nationale, on se rassemble ou on se divise… 7, 8 ou 9 groupes ! Richard Ferrand a été élu à l’unanimité et à mains levées comme patron de LREM, alors qu’il vient de quitter le gouvernement car il est visé par une enquête. Barbara Pompili justifie à sa façon cette élection : "Il a une légitimité. C’est la bonne et la seule personne possible pour présider le groupe."

Il n’y a plus de groupe écolo à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas un regret pour Barbara Pompili, ancienne député EELV, qui souhaite aujourd’hui que l’écologie soit "transversale". La puissance verte est aussitôt récupérée par Eric Coquerel qui estime que compte tenu des campagnes présidentielles et législatives menées, La France insoumise représentera le seul groupe écolo.

Sur l’errance de Manuel Valls à l’Assemblée nationale, Barbara Pompili s’étonne et rappelle qu’elle ne pense pas que ce dernier ait manifesté la volonté de rentrer dans le groupe LREM : "Manuel Valls doit aller là où il se sent le mieux", conclut-elle.

Un danger de "balkanisation"

Des divisions se sont aussi fait jour dans l’opposition puisque le Parti communiste a formé un groupe à part, la Gauche démocrate et républicaine. C’est un regret pour Eric Coquerel : "Le PCF, on leur a tendu la main pour faire un groupe commun. Ils ont choisi de faire un groupe avec des ultramarins qui pourraient voter la confiance à Emmanuel Macron. Pour nous, deux groupes, ce n’est pas un problème, nous ne serons pas concurrents pendant cinq ans."

Concernant les groupes parlementaires, faut-il abaisser le seuil à 10 élus, comme au Sénat ? Au risque de permettre un jour au Front national d’avoir un groupe à l’Assemblée (aujourd’hui ils sont 8 députés FN)... Il s’agit d’un double enjeu pour Barbara Pompili, qui juge que si l’on multiplie les groupes, il y a danger de "balkanisation". S’ils veulent s’exprimer, pense-t-elle, ils doivent réunir 15 députés et savoir parler avec d’autres élus. Eric Coquerel estime quant à lui que si La France insoumise se retrouvait dans une telle situation, ce serait problématique, même si "cela ne me choquerait pas sur le principe".

Enfin, les deux députés prennent position sur la proportionnelle : une dose de proportionnelle pour 2022 pour LREM, et une proportionnelle intégrale pour LFI.

 

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A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique  nous expose son instantané  par son "smart phone" et nous explique son choix :

 L'INSTANTANE

290 B HAUTE DEF INSTANANE POMPILI

© 2017 Barbara Pompili

 

290 A INSTANTANE COQUEREL IMG_2233

© 2017 Eric Coquerel

 

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