TEASER 2 NICOLAS DUPONT AIGNAN

On l’avait quitté avec presque 5% à la présidentielle, puis retrouvé à l’occasion d’une alliance avec le Front national. Le patron de Debout la France a affronté les urnes et récupéré son siège de député à l’Assemblée nationale. Le 2 juillet, Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la France, est l’invité pour la deuxième fois de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3.

NICOLAS DUPONT AIGNAN DIMANCHE EN POLITIQUE MEDIA DIXIT WORLD

Nicolas Dupont-Aignan rejoint tout d’abord les hommages unanimes après la disparition de Simone Veil : "C'était une grande dame qui avait du caractère, et moi, j'aime ça. Nous n'avons pas toujours été d'accord, notamment sur l'Europe, mais il y a des moments de consensus surtout autour de personnalités qui élèvent le débat. C'était une dame de vérité, sa vérité.

"Je suis pour l’Europe des nations"

Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale dans la précédente législature, avait placé le drapeau européen dans l’hémicycle, et il y est toujours. Pour le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, ce drapeau n'y a pas sa place : "Il n'a pas sa place là, mais en revanche, je suis pour l'Europe des nations." Le député confirme aussi sa présence au Congrès de Versailles du lundi 3 juillet, à la différence de quelques opposants Les Républicains et des insoumis de Jean-Luc Mélenchon.

Les propos du président "sont méprisants pour les Français"

Le président de Debout la France en profite pour fustiger des propos tenus par le président de la République à l'occasion de l'inauguration de la station F, un incubateur de start-ups installé dans une ancienne gare parisienne. Emmanuel Macron a en effet déclaré : "Dans une gare, on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien…" "Ce sont des propos méprisants pour les Français et il devrait s'excuser", juge Nicolas Dupont-Aignan. Cette phrase a provoqué une réaction en chaîne : "Si Nicolas Sarkozy avait dit cela, s'il avait trusté tous les postes à l'Assemblée nationale, s'il avait parlé au Congrès de Versailles avant son Premierr ministre, qu'est-ce qu'on aurait dit ?"

"J’ai cinq ans pour construire un projet alternatif"

Face à un groupe La République en marche largement majoritaire à l’Assemblée, comment se faire entendre ? "Je me ferai entendre à ma façon. J'ai cinq ans pour construire un projet alternatif qui résolve les problèmes".

Sa réélection en tant que député de l'Essonne avec un score très court de 52% : "J'ai voulu faire barrage à monsieur Macron et infléchir le programme de madame Le Pen. Je ne regrette pas mon choix d'alliance avec Marine Le Pen avant ce second tour de la présidentielle. J'ai posé les bases d'une union entre les républicains et les patriotes."

Il soutient que son mouvement n'a pas souffert de ce soutien au Front national : "On a eu des milliers d'adhésions à Debout la France, et ce qui m'a réconforté, c'est que ces milliers d'adhésions ce sont des gens, des Républicains, qui estiment que je défends une belle idée de la nation, généreuse, et des gens du FN qui en ont un peu assez du fonctionnement du FN et de ses excès."

"Donner une espérance aux Français"

Chez les Républicains, Nicolas Dupont-Aignan veut parler avec tous ceux "qui ne vont pas à la soupe avec M. Macron", c’est-à-dire ceux qui ne sont pas membres du groupe des Républicains constructifs à l'Assemblée nationale. Il se dit prêt à dialoguer aussi bien avec les responsables Les Républicains, comme Laurent Wauquiez ou Thierry Mariani, qu’avec le vice-président du Front national Florian Philippot : "Je souhaite qu'on enlève les défauts du FN et les défauts des Républicains, je souhaite que l'on donne une espérance à ces millions de Français qui ne veulent pas de la politique de M. Macron et qui ont vu une opposition s'évanouir ou se diviser."

"L’enjeu, c’est le programme commun de gouvernement que nous pourrons bâtir"

Il repousse l'idée d'un éventuel groupe parlementaire à l'Assemblée nationale avec les 8 élus du Front national, trop peu nombreux pour former un groupe à eux seuls : "Un groupe, ça ne veut rien dire, c'est de la soupe. L'enjeu, c'est le programme commun de gouvernement que nous pourrons bâtir pour changer la France et traiter les problèmes du pays au-delà de l'effet de com’." Sur l'union de la droite, Nicolas Dupont-Aignan dit qu’il en a "assez du piège tendu par F. Mitterrand, qui a divisé l'électorat de manière artificielle".

"Le PS est mort parce qu'il trahissait la gauche et le peuple"

Il a par ailleurs indiqué que réélu député de l’Essonne, il allait quitter la mairie de Yerres comme le prescrit la législation sur le cumul des mandats. A propos de la décision de Benoît Hamon, ancien candidat malheureux à l'élection présidentielle qui vient de quitter le Parti socialiste pour créer son mouvement, le président de Debout la France est sans appel : "Le PS est mort parce qu'il trahissait la gauche et le peuple."

Sur la réforme à venir du Code du travail, il déclare : "Je voterai contre l'utilisation des ordonnances. A quoi sert d'avoir élu un Parlement ?"

"Emmanuel Macron, c'est un produit marketing"

A propos de la photo officielle du président Emmanuel Macron : "Ce que je constate depuis des mois, c'est que l'on a mis les Français sous hypnose. Emmanuel Macron, c'est un produit marketing", déclare-t-il. Le leader de Debout la France dénonce également un pouvoir qui voudrait affirmer sa force mais serait minoritaire dans le pays, notamment en raison d'un fort taux d'abstention aux dernières élections : "La première réalité, c'est qu'au premier tour des législatives, il y a 29 millions d’électeurs sur 47 millions qui ne sont pas allés voter. Il y a une crise démocratique."

"Ce qui me touche c'est la réalité, pas la communication. Ce qui m'intéresse, c'est comment on va faire diminuer le chômage, c'est comment on va rétablir la sécurité, c'est comment on va éviter le prochain attentat. Ce que je constate depuis des mois, c'est qu'on a mis sous hypnose le peuple français. Emmanuel Macron, c'est un produit marketing qui a été construit par des médias, par des officines, par des intérêts. On arrive maintenant à la réalité des choses. On ne peut pas bâtir tout sur le mensonge et sur la duplicité", assène ce dernier.

MACRON PHOTO OFFCIELLE

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A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique  nous expose son instantané  par son "smart phone" et nous explique son choix :

 L'INSTANTANE

290 A DEUXIEME INSTANTANE DE NDA

© 2017 NICOLAS DUPONT-AIGNAN

 

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