199 TEASER J_L MELENCHON

Jean-Luc Mélenchon le leader de la « France insoumise » sera l’invité pour la troisième fois de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3.

Il était resté aux portes du 2ème tour avec 19,6%. Aujourd’hui il espère faire fructifier ce capital.

Il se lance donc dans les législatives en investissant des candidats partout en France et tente pour lui-même la conquête d’une circonscription tenue par le P.S à Marseille.

Mais depuis le soir du 1er tour de la présidentielle, beaucoup de choses ont changé.

Emmanuel Macron, président de la République a nommé un 1er ministre de droite et composé un gouvernement pluriel.

Une question demeure, aura-t-il une majorité à l’Assemblée Nationale pour appliquer sa politique ?

Qui sera la véritable opposition ?

Jean-Luc Mélenchon sera interrogé par Francis Letellier avec à ses côtés, Renaud Dély, directeur de Marianne.

MELENCHON XPOPY REA DIMPOL

Invité de "Dimanche midi" sur France 3, dimanche 21 mai, et interrogé sur ses consignes de vote pour le second tour aux législatives, dans les circonscriptions où le Front national est présent, Jean-Luc Mélenchon a martelé : "Pas une voix au Front national !" Le candidat de la France insoumise, arrivé quatrième à l'élection présidentielle, s'est cependant énervé après cette question : "Il y en a un peu ras-le-bol des questions de morale permanente (...). Vous ramenez toujours les gens dans le casse-noix.  A la fin des fins des fins, il s'agit de choisir entre n'importe qui et madame Le Pen".

"Des macronistes se feront élire pour vous tordre le cou"

"Cela suffit, a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Nous disons que les gens qui sont responsables de l'élection du Front national, ce sont ceux qui votent Front national, premièrement. Et, deuxièmement, ceux qui poussent à voter Front national. Et, de ces deux accusations, nous sommes, nous, absolument blancs."

"Rendez-vous compte, a-t-il lancé à des électeurs tentés par le FN, qu'à chaque fois que vous reconduisez ces gens-là, vous servez la soupe à n'importe quel pantin. Parce que vous aurez demain des macronistes qui se feront élire pour vous tordre le cou et vous faire appliquer un autre Code du travail, uniquement parce qu'ils auront réussi à vous coller un Front national au second tour !" Jean-Luc Mélenchon se présente aux élections législatives dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, notamment face au député socialiste sortant Patrick Mennucci.

NICOLAS HULOT

"Dans six mois, il s'en va ! Si ça tient six mois..." La prédiction est signée Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise a estimé que l'écologiste ne resterait pas longtemps à son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire. 

"M. Hulot est un écologiste, ce qui n'est pas le cas du Premier ministre qui est un nucléariste, ce n'est pas le cas de la plupart des ministres qui sont là-dedans et qui ne comprennent à peu près rien aux enjeux du changement climatique et du reste", a développé l'ancien candidat à la présidentielle. Tout en rappelant le passé de directeurs des affaires publiques d'Areva d'Edouard Philippe, le nouveau chef du gouvernement.

"Le président de la République a été habile"

Alors pourquoi Nicolas Hulot aurait-il accepté ce poste ? "Le président de la République a été habile, il est tombé sur un M. Hulot qui était à un moment de sa vie où il avait envie de changer de régime, d'entrer dans le concret", croit savoir Jean-Luc Mélenchon qui a rappelé que l'ancien présentateur d'Ushuaïa lui avait accordé sa voix en 2012. "Mais je crois que Nicolas Hulot ne mesure pas ce que sont les rapports de force politiques", a-t-il conclu.

Nicolas Hulot, dont c'est la première expérience gouvernementale, a estimé vendredi qu'il trouverait rapidement "un point de rencontre" avec Edouard Philippe, malgré des "divergences". Face aux critiques de personnalités de gauche, il avait répondu: "Les divergences que l'on voit ne sont pas si importantes que ça, en tout cas à ce stade. L'avenir verra si je me trompe. Il y a un chemin commun".

Les législatives qui se profilent sont inédites à plus d’un titre : 242 députés sortants ne se représenteront pas, soit parce qu’ils considèrent qu’il faut "décrocher et ne pas faire le mandat de trop", comme le dit Jean-Marc Ayrault, soit parce qu’ils tombent sous le coup de la loi contre le cumul des mandats. Six grands partis vont se disputer les suffrages mais les partis traditionnels, PS et LR/UDI, sont en difficulté depuis que la formation La République en marche a attiré à elle de nombreux élus de droite ou de gauche. A droite, des pétitions pour "tendre la main" au nouveau pouvoir ne cessent de grossir et la gauche socialiste est sortie très affaiblie de son score à 6% de la présidentielle.

DIMANCHE EN POLITIQUE MELENCHON

Jean-Luc Mélenchon, candidat à Marseille, est donné favori par deux sondages face à la candidate LREM Corinne Versini, alors que Patrick Mennucci, député PS sortant, serait en difficulté. "Je partagerai mon temps entre la campagne nationale et Marseille", déclare Jean-Luc Mélenchon. Au total, il y a 560 candidats de la France insoumise. "Si nous sommes assez forts, nous serons capables d’entraîner ce qu’il reste de PS et faire une majorité à l’Assemblée nationale", espère-t-il aussi.

Y a-t-il un piège Le Pen ?

Pour Jean-Luc Mélenchon, "madame Le Pen n’a pas affronté monsieur Macron au deuxième tour, elle lui a servi la soupe. Elle est poussée par un système pour tordre le bras des électeurs qui sont obligés de voter contre elle."

"Nous avons dit pas une seule voix à madame Le Pen, ce sera pareil aux législatives", continue-t-il. Il n’y aura donc pas d’appel à voter pour celui ou celle qui se retrouvera en face du FN, pas d’appel au front républicain donc.

L'enjeu des législatives

L’enjeu des législatives pour la campagne des Insoumis, c’est bien sûr de trouver une majorité à l’Assemblée nationale, mais aussi lutter contre la réforme programmée du code du travail. Jean-Luc Mélenchon est candidat dans la quatrième circonscription des Bouches-du Rhône. Il y est donné favori par deux sondages face à la candidate LREM Corinne Versini, alors que Patrick Mennucci, député PS sortant, serait en difficulté. Il y a au total, dans l'Hexagone, 560 candidats de la France insoumise.

"Incarner une alternative humaniste, écologique et sociale"

"Le nouveau tableau est le suivant : la nouvelle coalition gauche-droite et puis une alternative d'extrême droite, comme dans beaucoup de pays d'Europe et ce qui est nouveau, et qui n'existe pas dans tous les pays d'Europe, une alternative humaniste, écologique et sociale que j'essaie d'incarner. On a un véritable remuement total de la carte politique du pays. Et c'est ça qui va se jouer aux législatives, car monsieur Macron n'est pas sûr de gagner", estime Jean-Luc Mélenchon.

Sur le gouvernement Philippe et les chantiers à mener, pour Jean-Luc Mélenchon, "monsieur Macron a réussi à faire le gouvernement de coalition que l’on voit partout dans toute l’Europe, c’est-à-dire des socialistes et des gens de droite plus quelques personnes rebaptisés ‘société civile’…" Mais il "garde [mon] estime à monsieur Hulot, qui est un écologiste. Dans six mois, il s’en va face à un Premier ministre qui est un nucléariste."

 Mali : "Il faut savoir finir un combat"

Que pense le leader de la France insoumise du voyage au Mali d’Emmanuel Macron, président et nouveau chef des armées ? "Nous sommes engagés et je n’ai pas le profil d’un tireur dans le dos, mais il faut savoir finir un combat et avoir une perspective politique. Sur le Mali et l’opération Barkhane, Il faut que nous partions aussi tôt que possible quand les conditions politiques seront réunies." Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon partage l’avis du président de la République de créer une quatrième armée capable de lutter contre les cyber-attaques.

Les Français de gauche inquiets

Pour les Français interrogés, il n’y a pas de vraie parité dans le gouvernement : ils trouvent que les femmes y ont des rôles subalternes, à l’exception de la ministre des Armées. En outre, l’effet de renouvellement est limité avec le retour de quelques anciens ministres. Enfin, un Premier ministre de droite inquiète les Français de gauche, notamment pour la mise en œuvre de la réforme du code du travail.

 

IMAGE DE FIN COMMENTEE PAR J-L MELENCHON

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