TEASER STANISLAS GUERINI-ABACAPRESS

Le 1er décembre 2019, Stanislas Guerini, délégué général de La Républiue en marche et député de Paris, est l’invité de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Il est interrogé par Francis Letellier, avec à ses côtés Sophie de Ravinel, grand reporter politique au Figaro.

Au sommaire

- Pourquoi la grève et les manifestations du 5 décembre inquiètent-elles à ce point le gouvernement ?

- Que fait le parti du président face à la colère des Français ?

- La réforme des retraites va-t-elle impacter la campagne des municipales ?

- Pour les municipales, pourquoi LREM ne privilégie-t-il pas toujours sa marque ?

GUERINI LETELLIER MEDIA DIXIT WORLD DIMPOL

CITATION STANISLAS GUERINI MEDIA DIXIT WORLD

Lundi 2 décembre 2019, un hommage national sera rendu aux Invalides, à Paris, aux 13 militaires tués au Mali. Invité de "Dimanche en politique", le délégué général de La République en marche, Stanislas Guerini, rappelle que ces "héros", sont "tombés pour notre liberté, pour notre sécurité". Poursuivre l'engagement décidé par François Hollande au Sahel est "essentiel", selon le député. "La date de fin [de l'opération Barkhane], c'est quand l'État malien sera capable d'assurer sa propre sécurité".

HEROS MALI DIMPOL GUERINI MEDIA DIXIT WORLD

Pas de débat sur la mobilisation des forces françaises

De son côté, La France insoumise demande à ce qu'un débat soit organisé autour de la mobilisation des forces françaises au Sahel. Une requête balayée par la majorité. "Je crois qu'il faut questionner les modalités de notre présence au Sahel, il faut effectivement que la France soit moins seule", concède Stanislas Guerini. Le délégué général rappelle néanmoins qu'aucun débat officiel ne sera mené sur le sujet.

Retour en France des corps des 13 soldats tués au Mali, à la veille d'un hommage national

Paris, 1 déc 2019 -AFP-

Les corps des treize militaires français tués accidentellement au Mali sont arrivés en France où un hommage national leur sera rendu lundi, dans un contexte de réflexions et d'interrogations croissantes sur l'engagement militaire de la France au Sahel.

"Les corps sont en France", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry, soulignant que l'heure était au "temps des familles" avant l'hommage national qui leur sera rendu lundi aux Invalides à Paris, en présence du chef de l'Etat.

Avant le départ vers la France du gros porteur transportant les 13 cercueils, leurs compagnons d'armes au Mali leur avaient rendu un dernier hommage sur la base de Gao. L'état-major des armées a twitté dimanche une photo montrant la cérémonie de levée des corps, au coucher du soleil.

La mort des 13 militaires, tués lundi dans la collision entre un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport de commandos lors d'une opération contre des jihadistes, a créé un énorme choc en France, où l'armée n'avait pas enregistré de telle perte depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts).

Elle a également relancé les questions autour de l'engagement français au Sahel, où la situation sécuritaire ne cesse de s'aggraver, même si seule La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon réclame ouvertement le retour des troupes.

Dans une tribune publiée dimanche dans le JDD, le patron de LFI a jugé "indispensable de définir les moyens" pour "ramener vite à la maison" les forces françaises déployées au Sahel. Tout en reconnaissant qu'un retrait immédiat des 4.500 militaires de Barkhane est "impossible", il a réclamé une "nouvelle attitude", une réflexion sur "les impasses" de la situation actuelle au Mali, et "une autre relation avec les peuples d'Afrique".

Ramener les troupes au pays, "c'est ce que Donald Trump fait dans le monde entier avec les conséquences qu'on connaît", a rétorqué le patron de LREM Stanislas Guérini sur France 3. "Si la France s'en va du Mali, c'est potentiellement la dislocation du continent africain qui poursuivra son oeuvre. Il faut y rester", a jugé de son côté Valérie Pécresse (Libres! ex-LR) sur BFM.

- Réexamen stratégique -

Outre les interrogations sur l'avenir de Barkhane, la publication de dessins parodiques des 13 cercueils par l'hebdomadaire satirique et antimilitariste Charlie Hebdo - lui-même cible d'un attentat jihadiste meurtrier en janvier 2015 - ont provoqué l' "indignation" au sein de l'armée.

Dans une lettre ouverte, le chef d'état-major de l'Armée de Terre Thierry Burkhard a déploré des "caricatures terriblement outrageantes", dénonçant la "désinvolture" avec laquelle sont "raillés ceux qui ont donné leur vie afin que soient justement défendues nos libertés fondamentales".

BARKHANE DIMPOL GUERINI MEDIA DIXIT WORLD

Retraites : LREM dénonce une offensive contre le gouvernement

Paris, 1 déc 2019 -AFP-

Stanislas Guerini, délégué général de LREM, dénonce la volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères", à l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites.

Un projet dont l'opposition pointe pour sa part l'opacité en l'absence d'un vrai dialogue.

"C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber".

"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée des opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays.

Le mouvement de grève s'annonce fort notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.

"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", fait valoir M. Guerini.

Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté

(Europe 1, Les Echos, CNews).

A droite, Gérard Larcher (LR) a dénoncé pour sa part "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.

"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais "d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

La question de l'âge de départ à la retraite est, selon lui, posée avec l'augmentation de l'espérance de vie. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : "on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a-t-il insisté.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR), "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a-t-elle déploré sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers.

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Retraites: veillée d'armes à Matignon avant la semaine de tous les dangers

Paris, 1 déc 2019 -AFP-

Veillée d'armes à Matignon: le gouvernement se retrouve au grand complet dimanche autour du Premier ministre Edouard Philippe pour accorder ses violons sur la très contestée réforme des retraites qui risque de paralyser le pays à partir de jeudi.

Dans la perspective d'un mouvement de grève qui promet d'être massif et potentiellement durable, l'exécutif multiplie les réunions pour établir une ligne de défense commune autour de cette réforme emblématique voulue par Emmanuel Macron.

Vendredi déjà, plusieurs ministres ont passé en revue les plans de continuité en cas de blocage du pays: organisation des transports, accueil dans les écoles et les hôpitaux, télétravail,...

Car c'est bien un jeudi noir qui s'annonce. SNCF, RATP, Air France, contrôleurs aériens, EDF, poids lourds, raffineries, enseignants, étudiants, policiers, avocats, magistrats, éboueurs... la mobilisation contre le projet de fusion des 42 régimes de retraite existants en un système universel par points s'annonce importante, alors que la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont appelé à une grève interprofessionnelle.

De quoi faire craindre à l'exécutif une répétition de 1995 lorsque le Premier ministre Alain Juppé, sous la pression de la rue, avait dû reculer sur sa réforme des régimes spéciaux.

"Je pense qu'il y aura une mobilisation forte des organisations syndicales et un risque de blocage à la RATP et à la SNCF", concède le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avant d'insister toutefois: "n'intériorisez pas le fait que l'on reculera sur les retraites, ce ne sera pas le cas car cette réforme est juste".

"Nous n'échouerons pas, la réforme se fera", abonde le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin dans le JDD, ajoutant qu'"on a du mal à comprendre pourquoi l'Etat verse chaque année 8  milliards d'euros" pour équilibrer les régimes spéciaux "sur nos impôts".

Selon un sondage Ifop pour le JDD, les Français se disent très largement favorables à une réforme du système de retraites (76%), mais sont seulement 36% à faire confiance au gouvernement pour la mener. Le mouvement du 5 décembre obtient le soutien ou la sympathie de 46% des sondés, tandis que 33% y sont opposés ou hostiles et 21% indifférents.

"Derrière l'alibi de l'universalité et de l'égalité, le gouvernement veut faire les poches de tout le monde", a souligné dimanche Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, en appelant l'exécutif à "remballer sa réforme".

A Matignon dimanche après-midi, il s'agira une nouvelle fois de "travailler à la mobilisation complète de l'Etat pour limiter au maximum l'impact de la grève pour les Français", selon l'entourage d'Edouard Philippe, missionné en première ligne par Emmanuel Macron sur ce dossier explosif.

PHILIPPE GUERINI MEDIA DIXIT WORLD

- Intransigeant mais "sans brutalité" -

Mais l'objet de la réunion est aussi, selon un membre du gouvernement, de cultiver "une réflexion stratégique sur la suite" en se projetant au-delà du 5 décembre.

"Il n'y aura pas d'annonces, c'est un moment où l'ensemble des ministres se coordonnent et partagent quels sont les points clés de cette réforme", a expliqué dimanche le patron de LREM Stanislas Guerini sur France 3, critiquant par ailleurs le fait que le RN et le PS "défileront côte à côte pour la première fois" jeudi, un fait "historique" selon lui.

Le gouvernement craint surtout que la mobilisation s'étende au-delà de quelques catégories et vire à la crise sociale d'ampleur. Il envisage avec une certain angoisse la journée d'action des "gilets jaunes" samedi, un an pile après le pic de violence de leur mouvement.

LA QUESTION INATTENDUE MEDIA DIXIT WORLD

PRADIE GUERINI MEDIA DIXIT WORLD DIMPOL

Aurélien Pradié, Député de la 1ère circonscription du Lot • Secrétaire général Les Républicains.

Sa question : Pour la pénibilité, quel système de retraite ?

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