TEASER DJEBBARI

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat en charge des Transports sera cette semaine l’invité de « Dimanche en politique », le magazine politique de France 3.

Il sera interrogé par Francis Letellier avec à ses côtés Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse EBRA.

DJEBBARI LETELLIER DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

Au sommaire : 

Pourquoi l’avion traverse des zones de turbulences économiques ? 

Quel rôle la mobilité jouera-t-elle dans les élections municipales à venir ?

Ratp, Sncf… y aura-t-il blocage du pays sur fond de réforme des retraites ?

CITATION JB DJEBBARI

Après l'attaque mortelle commise à la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, se retrouve une nouvelle fois dans le viseur de l'opposition, qui demande sa démission.

Invité à réagir, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat chargé des Transports, estime que le ministre "a dit publiquement, de façon transparente, les informations dont il disposait à ce moment-là", rejetant les accusations d'imprudence et s'alignant sur la position de Matignon.

En ce qui concerne son secteur, les transports, Jean-Baptiste Djebbari a confirmé qu'une "surveillance particulière" était aussi mise en œuvre, notamment à la RATP, où "le risque de radicalisation n'est pas nul", à en croire un rapport parlementaire paru cet été.

En ce qui concerne le risque terroriste dans les aéroports, il précise qu'un "système de criblage permettant de détecter le plus en amont possible les signes de radicalisation" était mis en application pour empêcher la délivrance des "badges d'aéroport". Interrogé sur l'éventuelle présence d'individus radicalisés au sein d'Air France, il évoque des informations "confidentielles", mais confirme des "cas". "Il y a des mesures de surveillance et des mesures de licenciement", explique-t-il.

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Tuerie à Paris: une surveillance "particulière" des métiers des Transports existe (Djebbari) Paris, 6 oct 2019 -AFP-

Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a affirmé dimanche sur France 3 qu'il existait "une surveillance particulière" des personnes travaillant dans l'industrie des transports pour des risques de radicalisation, notamment depuis les attentats de 2015.  A la question de savoir si les pilotes de ligne ou les conducteurs de train étaient susceptibles d'être touchés par la radicalisation, comme l'avait été l'employé de la Direction du renseignement de la préfecture de Paris (DRPP), auteur de la tuerie de jeudi, M. Djebbari a répondu qu'une "surveillance particulière" de ces métiers existait.

"Il y a effectivement des cas", a-t-il affirmé, "et des mesures qui sont prises, de surveillance" mais aussi de licenciement, "encore récemment". "C'est peu (de licenciements) mais vous comprenez que quand on regarde quelqu'un, on regarde aussi son entourage et tout cela se fait petit à petit", a affirmé le secrétaire d'État.

"Il y a eu un rapport parlementaire qui a été publié au coeur de l'été par Eric Poulliat (député LREM de Gironde, ndlr), qui disait que dans l'industrie des transports, notamment à la RATP, il y avait parfois un risque de radicalisation qui n'était pas nul, et qu'il fallait donc porter l'attention sur ces métiers-là", a souligné le ministre.

Par exemple, "pour la délivrance des badges d'aéroport, nous avons mis en place, en lien avec le ministère de l'Intérieur, un système de criblage qui permet de détecter le plus en amont possible les signes de radicalisation, et donc de ne pas délivrer ces outils qui permettent d'opérer sur les aéroports", a précisé M. Djebbari.

Quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ont été tués jeudi par l'un de leurs collègues qui "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam" et était en contact avec des individus de la "mouvance islamiste salafiste", selon le procureur antiterroriste.

Cette attaque a soulevé une vive polémique, l'opposition de droite et d'extrême droite demandant une enquête parlementaire sur les "dysfonctionnements" et pour certains, la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner auquel Edouard Philippe a dit sa "confiance", refusant de "répondre à des polémiques politiciennes".

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Après Lubrizol, une "revue des procédures de sécurité"

Dix jours après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), les habitants ne sont pas rassurés par le gouvernement, mais plutôt dans la défiance. Qu'en est-il de la sécurité entourant ces produits chimiques, bien souvent transportés par voie ferroviaire ?

Dans le secteur des transports, Jean-Baptiste Djebbari dit avoir, avec la ministre Elisabeth Borne, demandé "une revue des procédures de sécurité". La Fédération chimie et énergie de la CFDT réclame la création d'un Bureau enquête accidents, ce qui existe déjà pour les accidents d'avion. Une telle autorité indépendante permettrait-elle d'avoir des informations plus fiables ? Le secrétaire d'Etat évoque "une idée à expertiser", mais précise que la France "a déjà des unités spécialisées, la DGPR (Direction générale de la prévention des risques), au sein de l'administration, qui font ce travail-là" a t-il sur Dimanche en Politique.DJEBBARI PMA MEDI DIXIT WORLD

Enfin, interrogé sur la Manif pour tous, qui proteste dimanche 6 octobre contre l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, Jean-Baptiste Djabbari observe que "plus de 70% des Français sont pour". "Je pense que ce sont des débats sur lesquels la société a de l'avance sur les politiques", note-t-il. "Je sais où je me trouve dans ce débat." 

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Gare du Nord: le projet sera validé, selon Jean-Baptiste Djebbari

Paris, 6 oct 2019 -AFP-

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a déclaré dimanche sur France 3 que le projet de transformation de la Gare du Nor serait "validé", alors que la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) doit rendre son avis jeudi sur le sujet. "Ce projet est nécessaire pour les 600.000 Franciliens qui utilisent la gare chaque jour et on peut assez facilement se convaincre que les travaux sont nécessaires et doivent être réalisés dans un temps relativement court", d'ici les JO-2024 qui auront lieu à Paris, a rappelé le ministre. "Ce sujet ne doit pas être la variable d'ajustement de politiques électorales à l'approche des municipales", a estimé M. Djebbari, qui s'était étonné jeudi du "rétropédalage" de la ville de Paris à ce sujet. Donc "le projet sera validé par la commission idoine la semaine prochaine, a-t-il ajouté, et pourra continuer son chemin". Dans un entretien au Journal du Dimanche, le PDG sortant de la SNCF, Guillaume Pepy, s'était dit "confiant" avant la décision de la commission nationale et ce, malgré la décision de la ville de Paris de ne pas soutenir la transformation voulue par la SNCF. Si "elle devait rendre un avis négatif, le permis de construire ne pourrait pas être délivré, alors qu'il y a urgence à désaturer la gare", a prévenu le patron de la SNCF. "Mais repartir de zéro avec un projet financé par les contribuables n'est pas crédible", a-t-il ajouté, écartant ainsi la proposition de la ville d'un projet plus simple et moins coûteux. 

Le volet commercial semble être au coeur des réticences dans ce projet de transformation. C'est sur cette question que fin juin, la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC), avait rendu un avis défavorable sur l'extension de l'ensemble commercial, suspendant la délivrance du permis de construire. Pour l'obtenir, le projet doit désormais passer devant la commission nationale d'aménagement commercial.

Vendredi, la présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) Valérie Pécresse avait appelé le gouvernement "à la fermeté" pour valider ce projet, soulignant auprès de l'AFP que "le permis de construire est donné par le gouvernement".

Selon les chiffres de l'entreprise ferroviaire, la surface commerciale de la future Gare du Nord représentera 63 mètres carré par million de voyageurs contre 77 à Saint-Lazare ou 121 à Montparnasse. Mené par une coentreprise entre Auchan, via sa foncière Ceetrus (66%), et SNCF Gares & Connexions (34%), le projet prévoit notamment plusieurs aménagements culturels et de loisirs comme une médiathèque, une salle de concert et même une piste d'un kilomètre pour courir sur le toit de la nouvelle aile, autour de terrasses arborées.

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JB DJEBBARI MEDIA DIXIT WORLDEQUIPE DIMANCHE EN POLITIQUE