MEDIA DIXIT WORLD MARINE LE PEN 2019 SEPTEMBRE

Les Français rendent hommage à Jacques Chirac, décédé jeudi 26 septembre 2019 à 86 ans. Ils se souviennent d’un président qui a alerté l’opinion sur le danger climatique, qui a su dire non au camp de la guerre en Irak, d’un homme qui a reconnu la responsabilité de la France dans la déportation des juifs durant l'Occupation. Et le dernier président à faire un septennat. De ses combats politiques reste aussi celui mené contre son ennemi déclaré, le Front national.

Après les hommages viennent d’autres questions politiques. Retraites, immigration, climat, la France de 2019 rouvre souvent les mêmes dossiers mais aussi des nouveaux sujets de société, comme la PMA.

Invitée de "Dimanche en politique" le 29 septembre 2019, Marine Le Pen réagit à l’actualité de la semaine. Elle est interrogée par Francis Letellier avec à ses côtés Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction de L’Express.

LETELLIER MARINE LE PEN DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

CITATION JAQUES CHIRAC MEDIA DIXIT WORLD

Jacques Chirac, décédé le 26 septembre à 86 ans, a dominé la vie politique française pendant des décennies. L'ancien président, qui se réclamait du gaullisme, réfutait toute idée d'alliance avec le Front national. La présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle avait été un choc pour lui. Le parti a depuis changé de nom et sa fille, Marine Le Pen, a pris le relais.

L'hommage populaire à Jacques Chirac lancé, des milliers de personnes rassemblées

Paris, 29 sept 2019 -AFP -

Les Français ont afflué par milliers dimanche aux Invalides pour saluer la mémoire de Jacques Chirac, mort jeudi à 86 ans, lors d'un hommage populaire qui a démarré à 14H00 par une cérémonie inter-religieuse devant sa dépouille.

Son cercueil, couvert de bleu blanc rouge, et entouré de drapeaux français et européen, sous un portrait géant de l'ancien président, a été placé à l'entrée de la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Des représentants des cultes ont chanté une prière, aux côtés de la famille Chirac, dont sa fille Claude et son petit-fils Martin, mais sans son épouse Bernadette, affaiblie.

Les Français ont ensuite commencé à défiler devant le cercueil de l'ex-chef de l'Etat (1995-2007), qui avait quitté peu avant 13H00 en convoi son domicile rue de Tournon où il s'est éteint jeudi.

Dès la matinée, plusieurs milliers de personnes avaient fait la queue sous la pluie, a constaté une journaliste de l'AFP et la file d'attente s'étendait sur des centaines de mètres.

Marin Menzin et Cyprien Lemaire, 21 et 22 ans, étudiants en histoire à Nancy, sont venus spécialement pour "le président de (leur) enfance". "Chirac représentait une certaine époque. Il aurait vu la queue aujourd'hui, il se serait jeté dans la foule pour serrer des mains", assurent-ils.

"Vous nous manquez déjà", pouvait-on lire sur une pancarte brandie. Entre jeudi et samedi, quelque 5.000 personnes ont déjà signé les registres de condoléances mis à disposition dans le vestibule de l'Elysée.

L'hommage aux Invalides est lié à "la relation forte que Jacques Chirac entretenait avec les Français" et "tous ceux qui l'ont aimé pourront venir", avait indiqué à l'AFP son gendre Frédéric Salat-Baroux.

Devenu de plus en plus populaire au fil du temps qui passait et l'éloignait du pouvoir, il est désormais considéré par les Français comme le meilleur président de la Ve République, à égalité avec Charles de Gaulle, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, qui enregistre un bond de sa cote.

Un livret d'une dizaine de pages intitulé "Jacques Chirac par ses mots", préparé par la famille, a été distribué à l'assistance, a indiqué M. Salat-Baroux.

"Vous l'aimiez, le respectiez. Il a fait partie de votre jeunesse, de l'idée que vous vous faites de la France. Il était le grand frère, le père, l'ami imaginaire. Essayons de le retrouver à travers ses mots", est-il écrit en préambule.

Son discours du Vel' d'Hiv en 1995, celui de sa victoire au second tour de la présidentielle en 2002, celui du Sommet de la Terre la même année, et encore son au revoir aux Français en 2007 vont être diffusés, avec une suite de Bach en intermède.

Une journée de deuil national suivra lundi. Un service solennel présidé par Emmanuel Macron sera rendu à 12H00 en l'église Saint-Sulpice à Paris, en présence des anciens présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing.

L'assistance sera à la mesure de l'afflux de messages parvenus du monde entier depuis jeudi midi: parmi la trentaine de chefs d'Etat, seront présents le président russe Vladimir Poutine, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, les présidents allemand Frank-Walter Steinmeier, italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, le Premier ministre belge Charles Michel, ou encore les Premiers ministres libanais Saad Hariri et hongrois Viktor Orban.

La classe politique française devrait également être largement représentée, jusqu'à la présidente du RN Marine Le Pen, elle dont le père avait fait de Jacques Chirac un "ennemi".

Selon une source proche de la famille, le clan Chirac a appris par la presse cette venue qu'il ne souhaite pas, mais qui est de droit protocolairement.

"Il n'y a pas d'invitation officielle. Le respect de l'esprit républicain, c'est que dans la mort on n'est plus dans le conflit politique, dans la contestation politique, on est dans l'hommage", a répété dimanche Marine Le Pen sur France 3. Un hommage particulier sera également rendu à l'ex-président le week-end des 5 et 6 octobre en Corrèze, sa terre d'élection.

Les registres seront disponibles aux Invalides dimanche. Les Français pourront rendre un dernier hommage lundi à Jacques Chirac sur le trajet du convoi funéraire jusqu'à l'église Saint-Sulpice.

L'ex-chef de l'Etat, malade depuis de longues années, s'est éteint "très paisiblement, sans souffrir". Selon le souhait de son épouse Bernadette, Jacques Chirac sera inhumé au cimetière du Montparnasse dans le caveau où repose déjà leur fille aînée Laurence, décédée en 2016.

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Elle participera lundi 30 septembre à l'hommage qui sera rendu à l'ancien président à l'église Saint-Sulpice, à Paris. "Le respect de l'esprit de la République, c'est que dans la mort, on n'est plus dans le conflit politique", explique-t-elle, souhaitant saluer celui qui "a été le visage de la France durant douze ans". Tandis que Jean-Marie Le Pen voyait Jacques Chirac comme un "ennemi", elle évoque de son côté un "adversaire" politique.

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Cérémonie lundi pour Chirac : la présence de Marine Le Pen fait des remous

Paris, 29 sept 2019 - AFP-

La présence lundi de Marine Le Pen à la cérémonie d'hommage à Jacques Chirac, en l'Eglise Saint-Sulpice à Paris, fait des remous alors que le père de la présidente du Rassemblement national (RN) avait fait de l'ancien président un "ennemi".

Selon une source proche de la famille, le clan Chirac a appris samedi par la presse cette venue qu'il ne souhaite pas, mais qui est de droit.

Un décret de 1989 relatif aux cérémonies publiques fixe la liste des corps et autorités pouvant être conviés. Les députés en font partie, or Marine Le Pen est députée du Pas-de-Calais.

"Il n'y a pas d'invitation officielle" mais "le respect de l'esprit républicain, c'est que dans la mort on n'est plus dans le conflit politique, dans la contestation politique, on est dans l'hommage", a répété dimanche Marine Le Pen dans l'émission "Dimanche En Politique" sur France 3.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (ex-LR) s'est ému de cette présence : "je pense que le président Jacques Chirac a été sans aucune espèce de doute possible un grand ennemi de la famille Le Pen et que c'est un bel héritage que nous devons continuer à mettre en place", a-t-il déclaré lors du Grand rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos, se refusant cependant à condamner la participation de Marine Le Pen.

"Mme Le Pen est élue de la Nation, personnellement je le regrette, je la combats (mais) je n'ai pas d'opinion" sur sa venue lundi au service présidé par Emmanuel Macron en l'Eglise Saint-Sulpice, a déclaré le ministre.

Interrogée sur les propos de M. Darmanin, la responsable d'extrême droite a jugé qu'il "manque là d'esprit républicain et peut-être d'hauteur d'âme".

Son père Jean-Marie Le Pen avait été l'adversaire de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle de 2002. Marine Le Pen lui a succédé à la tête du Front national (FN) en 2011.

Jacques Chirac, qui a toujours refusé toute entente avec l'extrême droite, avait refusé de débattre avec le président du FN avant le second tour, déclarant qu'il n'y avait "pas de débat possible" face à "l'intolérance et la haine".

Pendant deux semaines, entre les deux tours, des millions de personnes avaient défilé contre le racisme. Au soir du second tour Jacques Chirac avait été facilement réélu.

Contrairement à son père, Marine Le Pen n'a "jamais eu de relation personnelle" avec Jacques Chirac qui l'ait "poussée à le considérer comme un ennemi", a-t-elle également fait valoir dimanche.

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"Grande différence" entre la droite candidate et la droite au pouvoir

De l'ancien chef de l'Etat, elle approuve le refus de la guerre en Irak et la proximité avec les Français d'outre-mer, à qui il avait notamment élargi le salaire minimum. Invitée à réagir sur les propos polémiques de Jacques Chirac, qui avait dénoncé "le bruit et l'odeur" d'une une famille d'immigrés,

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Marine Le Pen rappelle que "dans les années 1990, le RPR était très anti-immigration". Elle pointe le fait que, auparavant comme aujourd'hui, "il y avait une grande différence entre ce qu'est la droite quand elle est candidate, c'est-à-dire avec des propos très fermes, très convaincus, notamment contre l'immigration, et puis ce que ses élus font quand ils sont au pouvoir". Elle fustige ainsi le regroupement familial de Jacques Chirac. Elle constate que la jurisprudence, la frontière entre la droite et le Rassemblement national existe encore "très certainement", mais précise qu'"au RN, il y a énormément de gens qui étaient au RPR aux côtés de Jacques Chirac, et qui ne se reconnaissent plus du tout chez les Républicains".

Incendie de Rouen: le gouvernement promet la transparence totale

Rennes, 29 sept 2019 -AFP-

La "transparence totale": Premier ministre en tête, le gouvernement promet  de transmettre toutes les analyses de la pollution engendrée par l'incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen alors que l'inquiétude était toujours de mise en Normandie, et jusque dans les Hauts-de-France.

En déplacement dans le Morbihan à l'université du MoDem, Edouard Philippe a assuré dimanche que "pour faire face à l'inquiétude légitime des populations, il n'y a qu'une solution: le sérieux et la transparence complète et totale".

"Nous avons souhaité faire en sorte que tout ce qui est su, que toutes les analyses qui sont réalisées soient rendues publiques", a fait valoir Édouard Philippe, originaire de Normandie (Le Havre).

Samedi, au cours d'une conférence de presse fleuve - près d'1H30 - le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, avait présenté les résultats de différentes analyses, dont celles très attendues concernant une éventuelle pollution atmosphérique. Il avait évoqué "une situation normale" de la qualité de l'air, sauf sur le site de Lubrizol (présence de benzène), tout en rappelant plusieurs décisions concernant l'agriculture, notamment "un gel" des récoltes, appliquant le principe de précaution.

Le préfet avait aussi assuré que les analyses seraient publiées sur le site de la préfecture. Chose faite dans la soirée, avec pas moins de quatre communiqués de la préfecture et la publication de données parfois absconses, comme "les résultats d'analyse des gaz prélevés sur canisters".

Car, plus de trois jours après l'incendie spectaculaire de cette usine classée Seveso seuil haut implantée à trois km de la cathédrale de Rouen, les images de l'incendie et de l'impressionnant nuage noir sont encore dans toutes les têtes, les gens s'interrogeant sur les conséquences sanitaires et environnementales.

Des témoignages font état de suies, probablement issues du nuage noir, dans l'Aisne, l'Oise et même à Lille, conduisant l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France à demander aux habitants de signaler aux différents services "la présence de retombées sous forme de suie".

-Crainte du monde agricole -

Dimanche, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a jugé dimanche qu'il serait "utile" de revoir les règles d'implantation des usines sensibles.

"L'urgence aujourd'hui c'est garantir la sécurité sanitaire des habitants de Rouen. Après, qu'on fasse un retour d'expérience, que nous regardions quelles leçons il faut en tirer sur les implantations d'usines, sur les usines à risque, sur la topographie de toutes les usines à travers le territoire, pourquoi pas, je pense que ça pourrait être utile", a t-il avancé.

Dès samedi, plusieurs syndicats, dont la CGT et Solidaires, mais aussi des associations écologistes (Greenpeace, France nature environnement) avaient appelé à manifester mardi à 18h devant le palais de justice de Rouen, exigeant "une transparence complète" sur cet accident industriel. Dans un communiqué commun, ils regrettent que "la liste des produits qui ont brûlé n'ait pas été communiquée".

La CGT rappelle en outre que "par le passé, la préfecture de Rouen puis la ministre de l'Ecologie avaient déjà caché des informations sur les risques encourus notamment lors de l'épisode du nuage de Mercaptan en 2013" après un incident dans cette même usine, "en ne diffusant pas les informations nécessaires sur la composition du nuage et sur les risques pour la population".

Et dans la soirée, plusieurs députés de gauche ont réclamé une commission d'enquête parlementaire. "Il faut toute la vérité sur #Lubrizol. Comme pour #AZF il y a 17 ans, une commission d'enquête parlementaire doit être ouverte dès la semaine prochaine", a plaidé Olivier Faure, numéro un du PS, sur Twitter.

Sur France 3 dimanche, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s'est elle interrogée "sur la qualité des contrôles effectués" dans cette usine chimique.

"Il y a une dérive dans notre pays qui consiste à transmettre à des structures privées le soin d'assurer le contrôle de toute une série de structures dangereuses. C'est à l'Etat de le faire. L'Etat est le gage de la neutralité", a-t-elle estimé.

LUBRIZOL M

Incendie à Rouen (2) : la "qualité des contrôles" de sécurité en cause

Concernant l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), classées Seveso seuil haut, dont les conséquences sanitaires ne sont pas encore connues, Marine Le Pen préconise d'"élargir la commission d'enquête parlementaire" souhaitée par un député socialiste sur "le niveau de sécurité de ces installations". "Le gouvernement n'est pas responsable, mais on doit se poser la question de la qualité des contrôles", indique-t-elle, déplorant qu'on confie parfois ces responsabilités à "des structures privées". Elle s'inquiète notamment des conséquences sur les agriculteurs.

Elle rappelle en outre son "opposition" à la procréation médicalement assistée (PMA), mais refuse de dire si oui ou non elle abolirait la PMA en cas d'accession à l'Élysée. Interrogée sur la réforme des retraites, elle déplore la "baisse des pensions" à venir et "l'objectif" de cette réforme, qui "va créer une précarité totale".

PMA M

Alors que Marion Maréchal organisait la "convention de la droite" samedi 28 septembre, Marine Le Pen se dit en accord avec elle lorsque l'ex-députée évoque un "compte à rebours démographique face à l'immigration de masse". Elle rappelle toutefois qu'elles ont "des sensibilités divergentes", notamment sur la théorie du "grand remplacement".

Elle ne sait pas, en revanche, si Marion Maréchal compte se présenter à l'élection présidentielle de 2022. "Ce qui est sûr, c'est que le grand clivage, aujourd'hui, il est entre les mondialistes et les nationaux", lâche-t-elle. Et de conclure, dans la perspective d'une éventuelle candidature de sa part : "Les Français peuvent compter sur moi".

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Convention de la droite: Edouard Philippe condamne "des discours nauséabonds"

Guidel (France), 29 sept 2019 - AFP-

Le Premier ministre Edouard Philippe a condamné dimanche "les discours nauséabonds" entendus la veille lors de la "convention de la droite" organisée par les proches de Marion Maréchal, marquée notamment par une sortie très dure du polémiste Eric Zemmour.

"Ce week-end restera marqué aussi par une réunion dont je ne veux pas citer le nom, mais qui me frappe par la violence et la tonalité des propos qui ont été prononcés. Cette prétendue convention a donné lieu à des discours que je trouve nauséabonds et profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la France et de la République", a souligné le Premier ministre, lors d'un déplacement à l'université d'été du MoDem à Guidel, dans le Morbihan.

"Une des dernières interventions du président Chirac, en mars 2007, ça a été pour nous encourager à toujours et systématiquement refuser l'extrémisme. Ces propos ont douze ans. Ces propos n'ont perdu en rien leur acuité", a ajouté M. Philippe.

"Tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam", avait estimé samedi le polémiste Eric Zemmour dans un discours très violent contre les immigrés "colonisateurs" et "l'islamisation de la rue", lors de cette réunion organisée à Paris par les proches de l'ancienne députée d'extrême droite, Marion Maréchal.

Marine Le Pen, qui avait recommandé à ses cadres de ne pas venir à cette "discussion" samedi entre "cathos-conservateurs", a estimé dimanche sur France 3 qu'Eric Zemmour avait "toute sa place pour dire ce qu'il pense".

"Je ne suis pas adepte de la censure. Chacun doit user de sa liberté d'expression", a ajouté la présidente du RN sur France 3.

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Marine Le Pen dubitative sur la stratégie de Marion Maréchal

PARIS -Reuters-

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a déclaré dimanche, dans une invite teintée de condescendance à sa nièce Marion Maréchal, que la seule méthode éprouvée de conquête du pouvoir était d'"aller sur le terrain" et de "se présenter aux élections".

Marion Maréchal a envoyé samedi un nouveau signe de sa volonté de peser dans le débat politique, sans faire encore le retour que guettent ses soutiens impatients, en réunissant à Paris des figures du conservatisme français, quitte à irriter son parti d'origine, le Rassemblement national.

L'ancienne députée a déclaré qu'il n'existait pas d'"homme" ou de "femme" providentiels et que la victoire passait avant tout par un travail de longue haleine sur les idées.

"Je vois avec intérêt ce qu'elle cherche à faire, l'idée de rassembler des intellectuels. Je n'ai pas pu suivre cette convention, j'étais en l'occurrence dans ma circonscription hier toute la journée, mais je suis sûre qu'il y aura des travaux qui vont sortir", a réagi Marine Le Pen sur France 3.

"Il y a peut-être d'autres stratégies que celle que je mets en oeuvre pour rassembler les Français, mais pour l'instant, la seule que je connaisse, c'est d'aller sur le terrain, c'est de se présenter aux élections, c'est d'aller faire le rassemblement grâce notamment aux élections municipales" de 2020, a poursuivi la présidente du RN.

"Je ne connais pas d'autre méthode que celle-là pour l'instant mais je suis preneuse de toutes nouvelles idées", a-t-elle ajouté.

Par Sophie Louet

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