TEASER-BELLOUBET

Dimanche 24 février à 12h10 sur France 3.

Nicole Belloubet, ministre de la Justice et garde des Sceaux sera l’invitée de « Dimanche en politique ». Elle sera interrogée par Francis Letellier avec à ses côtés Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse EBRA.

LETELLIER AVEC BELLOUBET

Sujets évoqués :

  • Comment l’affaire Benalla a rallumé la guerre entre le Sénat et l’exécutif ?
  • Pourquoi la séparation des pouvoirs est aujourd’hui questionnée ?
  • Faut-il mêler antisionisme et antisémitisme dans une même loi ?
  • Pourquoi une nouvelle réforme de la justice ?

CITATION FRANKLIN ROOSEVELT MEDIA DIXIT WORLD

La justice a été très sollicitée en marge des manifestations des "gilets jaunes". Depuis le début du mouvement, près de 9 000 personnes ont été interpellées, 1 800 ont été condamnées et 1 500 sont en attente d'un jugement.

Les tribunaux vont-ils pouvoir tenir le rythme ? Certaines affaires ont dû être reportées, "il y a eu des jugements, notamment de comparution immédiate, qui ont obligé à décaler un certain nombre d'affaires", indique la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

Des attentes des "gilets jaunes" jugées légitimes

Face au mobilier urbain lourdement endommagé durant ces quinze semaines de mobilisation, la garde des Sceaux rejette l'amalgame. Elle distingue les attentes qu'elle juge légitimes des "gilets jaunes" sur leur pouvoir d'achat et les casseurs.

En revanche, la ministre de la Justice reste intransigeante sur le sort des fauteurs de troubles. "Je ne vois pas pourquoi des personnes qui auraient porté atteinte aux biens ou à la sécurité des personnes auraient une amnistie", conclut Nicole Belloubet.

GILETS JAUNES BELLOUBET MEDIA DIXIT WORLD

L'examen de la réforme constitutionnelle pourrait reprendre en juillet, selon Mme Belloubet

Paris, 24 fév 2019 -AFP-

La révision constitutionnelle, reportée en pleine affaire Benalla l'été dernier, pourrait revenir en débat au parlement "en juillet", enrichie de propositions liées "à la démocratie participative", a estimé dimanche la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

"Le calendrier n'est pas stabilisé puisque c'est lié au grand débat qui est en cours. On peut très bien imaginer qu'on puisse reprendre la révision constitutionnelle au mois de juillet", a déclaré la ministre de la Justice lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

 Evoquant le texte soumis à l'Assemblée avant d'être reporté d'abord en pleine affaire Benalla puis du fait du mouvement de contestation sociale des "gilets jaunes", elle a estimé qu'"on pourrait l'amender pour y introduire des éléments notamment liés à la démocratie participative".

 "Il y a d'autres schémas possibles qui retarderaient un peu la reprise du texte", a-t-elle prudemment relevé.

Elle a indiqué que le gouvernement travaillait sur plusieurs hypothèses pour favoriser plus de démocratie participative, comme un éventuel abaissement du seuil du référendum d'initiative partagée (qui suppose aujourd'hui d'avoir rassemblé 4,5 millions de signatures) ou la prise en compte du vote blanc.

La réforme constitutionnelle prévoit notamment la suppression de la Cour de justice de la République, qui juge les ministres en fonction, au profit de la cour d'appel de Paris. Elle doit également réformer les conditions de fabrique de la loi, notamment les règles de dépôt d'amendements et l'accélération des procédures.

La réduction de 30% du nombre de parlementaires, la limitation du cumul à trois mandats identiques dans le temps et la dose de 15% de proportionnelle figurent dans les projets de loi organique et ordinaire.

SENATEURS NICOLE BELLOUBET MEDIA DIXIT WORLD

Candidate aux européennes? Buzyn est "aujourd'hui" mobilisée sur son ministère, déclaration de Nicole Belloubet

Paris, 24 fév 2019 -AFP-

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué dimanche qu'elle pensait que "l'Europe était un vrai sujet" mais qu'"aujourd'hui" elle était "pleinement mobilisée" sur sa mission au gouvernement, sans démentir formellement qu'elle pourrait être sur la liste LREM aux élections européennes.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a elle aussi fait part dimanche de son "profond engagement" pour l'Europe, estimant qu'elle ferait une "belle affiche" avec Agnès Buzyn, tout en refusant de démentir ou de confirmer son éventuelle présence sur une liste.

 "Aujourd'hui, je suis pleinement mobilisée sur mon ministère, totalement, j'ai une loi santé à porter au mois de mars, vous voyez que j'ai du travail", a relevé Agnès Buzyn sur Radio J, alors qu'on lui demandait si elle allait être candidate à ces élections qui auront lieu le 26 mai, comme l'affirme une information de presse.

Interrogée sur le fait de savoir si elle "souhaitait" être candidate, elle a répondu après un silence: "Aujourd'hui je pense que l'Europe est un vrai sujet. Je pense qu'aujourd'hui l'enjeu est là, il y a énormément de politiques - et on l'a vu hier au salon de l'Agriculture sur la PAC - où les Français sont liés aux européennes, concernés par l'Europe".

Voir apparaître son nom dans la presse, alors que la liste LREM n'est pas encore publique, est pour elle la "rançon d'un engagement politique". "Aujourd'hui quand vous êtes ministre votre nom peut apparaître à tout moment, pour n'importe quelle élection", a-t-elle expliqué.

Mais exclut-elle d'être candidate? "Je crois que je vous ai répondu", a-t-elle dit au journaliste qui la questionnait, après avoir assuré qu'Emmanuel Macron ne lui avait "pas demandé" de prendre la tête de la liste LREM.

Interrogée lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3, Nicole Belloubet a ainsi commenté une photo d'elle et d'Agnès Buzyn: "Très jolie affiche". A la question "pourriez-vous être candidate", elle a répondu: "Pourquoi pas", avant de dire que cela n'était "pas du tout" un sujet de discussion.

"Ce n'est pas sur un plateau de télé qu'on fait la liste aux européennes", a-t-elle finalement éludé, tout en rappelant son engagement pro-européen. Alors que la plupart de ses principaux concurrents ont déjà dévoilé leur tête de liste, le parti présidentiel continue à s'interroger et attend encore d'arrêter une date pour dévoiler des noms, sans doute après la fin du grand débat national, prévue pour la mi-mars.

BUZYN AVEC BELLOUBET MEDIA DIXIT WORLD

Interrogée sur le RIC (référendum d'initiative citoyenne) auquel deux Français sur trois sont favorables et qui est une des demandes les plus populaires des "gilets jaunes", elle a estimé nécessaire de "le cadrer en amont", jugeant qu'il ne pourrait porter sur toutes les questions.

 "On ne peut pas toucher à nos déclarations des droits, c'est-à-dire à la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, au préambule (de la Constitution) de 1946 et peut-être à la Charte de l'environnement de 2004. Si on touche à cela, on détricote le socle de notre droit", a-t-elle souligné.

RIC BELLOUBET MEDIA DIXIT WORLD

NICOLE BELLOUBET PORTRAIT MEDIA DIXIT WORLD

DIMPOL LOGOA la fin du magazine, l'invité (e-s) politique expose son avis "Sur le vif " :  Nicole Belloubet s'est faite justice...

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