710 teaser gerald darmanin

Le 17 janvier 2019, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, est l’invité de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Il est interrogé par Francis Letellier, avec à ses côtés Cécile Cornudet, éditorialiste aux Echos.

GERALD DARMANIN LETELLIER DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

Au sommaire

- L’impôt prélevé à la source va-t-il avoir des conséquences sur le pouvoir d’achat des Français ?

- Comment répondre à la demande d'une justice fiscale ?

- Le grand débat national peut-il mettre en sourdine la révolte des "gilets jaunes" ?

CITATION GEORGES CLEMENCEAU MEDIA DIXIT WORLD

Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, est à la manœuvre pour la mise en place de l'impôt à la source en ce moment. D'ici à la fin du mois, tout le monde y sera passé. L'impôt prélevé à la source va-t-il avoir des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français ? "Depuis 1920, on payait son impôt après son revenu, et ça posait des tas de problèmes. Tous les pays autour de nous l'ont fait, mais personne n'a eu le courage de mettre en place l'impôt à la source", répond Gérald Darmanin.

Y a-t-il un risque d'erreurs du côté des entreprises ? "Je ne le crains pas parce que nous avons beaucoup préparé la réforme et que la France est capable de faire les mêmes réformes que ses pays voisins", affirme le ministre.

Selon le ministère de l'Intérieur, 84 000 "gilets jaunes" ont défilé partout en France, samedi 19 janvier, alors que le débat public a été lancé. " Le grand débat souhaité par le président de la République est un moment très important, unique dans notre démocratie, d'humilité de la part de l'exécutif (...) On sait bien qu'il y a une crise dans notre pays, depuis de très nombreuses années. J'ai vu, depuis quinze ans que je fais de la politique, des gens de plus en plus nombreux à voter pour les extrêmes, ou en s'abstenant", réagit Gérald Darmanin face à la mobilisation des "gilets jaunes". 

"Pensez-vous que les 'gilets jaunes' votent pour les extrêmes ?" interroge Francis Letellier, ce à quoi le ministre répond : "Non, je pense que c'est une volonté de ne pas se reconnaître dans un système de représentation, de démocratie peut-être."

DARMANIN GILETS JAUNES MEDIA DIXIT WORLD

Un envoi postal de la "lettre aux Français" de Macron coûterait 5 à 7 millions d'euros (Darmanin)

Paris, 20 jan 2019 -AFP-

Un éventuel envoi par courrier de la "lettre aux Français" d'Emmanuel Macron pourrait coûter "entre 5 et 7 millions d'euros" à l'Etat, a estimé dimanche le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, se disant favorable à l'opération.

Cette lettre a été publiée sur le site de l'Elysée et reprise par les médias dès le 13 janvier, à la veille du lancement par le gouvernement du grand débat national, sans qu'il soit clair si elle allait être envoyée à tous les résidents du pays par la suite.

"Je souhaite qu'elle le soit et j'imagine qu'elle pourrait l'être dans les semaines qui viennent", a déclaré dimanche M. Darmanin durant l'émission Dimanche en politique de France 3 dont il était l'invité.

"Je n'ai pas d'ordre à donner au président de la République", a prudemment ajout le ministre, "mais je pense qu'il faut que les Français s'intéressent à ce débat" et qu'ils ne le perçoivent pas comme "un débat blabla ".

Interrogé sur le coût d'une telle opération postale, M. Darmanin a estimé que "lorsqu'on décide en général de faire un référendum et donc d'adresser à tous les Français une propagande électorale, ça coûte entre 5 et 7 millions d'euros".

Il a ensuite balayé toute critique sur une telle dépense: "Je suis toujours étonné de la façon dont les gens souhaitent à la fois plus de démocratie, plus d'information, plus d'échanges, et rejettent parfois le coût de la démocratie".

Sollicité dimanche par l'AFP, l'Elysée n'a pas fait de commentaire sur un éventuel envoi massif du message présidentiel par courrier.

LETTRE AUX FRANCAIS DARMANIN MEDIA DIXIT WORLD

France-"Bien sûr qu'il y a des riches qui déconnent", dit Darmanin
PARIS, 20 janvier -Reuters-
Le gouvernement entend lutter autant contre la fraude fiscale que contre la fraude sociale, a déclaré dimanche Gérald Darmanin, estimant "qu'il y a des riches qui déconnent".
Emmanuel Macron a de nouveau suscité la controverse en appelant mardi dernier à davantage "responsabiliser" les personnes en difficulté, estimant que si certaines "font bien", d'autres "déconnent".
"Peut-être que l'Etat, depuis de trop longs moments, n'a pas voulu mettre des mots sur les choses, le président les a mis, c'est une bonne chose", a réagi le ministre de l'Action et des Comptes publics sur France 3.
"Le président de la République, il est comme chacun des Français, il constate qu'il y a beaucoup de gens qui sont dans la misère, qu'il y a beaucoup de gens qui souhaitent retrouver un travail, qu'il y a beaucoup de gens qui souhaitent une meilleure protection", a développé Gérald Darmanin.
"Et puis, il y a une part, non majoritaire - mais il y en a une quand même, chacun le sait - où des gens peuvent, d'une manière ou d'une autre, utiliser le système, profiter du système", a-t-il relevé. "C'est le cas de la fraude fiscale, c'est le cas de la fraude sociale."
Se disant hostile à "la guerre des classes sociales", Gérald Darmanin, interrogé à propos de la fraude fiscale, a répondu :
"Bien sûr qu'il y a des riches qui déconnent, (...) tous ceux qui ne faisaient pas leur déclaration d'impôts."
Sophie Louet -Reuters 

RICHES QUI DECONNENT DIMPOL DARMANIN MEDIA DIXIT WORLD

Les organisations caritatives profiteront du prélèvement à la source,  estime Darmanin

Paris, 20 jan 2019 -AFP-

Le système du prélèvement à la source va "beaucoup aider" les associations et fondations caritatives, a estimé dimanche le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, alors que les dons ont chuté l'an dernier sur fond de la suppression de l'ISF.

Le dispositif de l'impôt à la source a maintenu le bénéfice de la réduction d'impôt pour dons à des associations acquis au titre de 2018 et "ce sera le cas tous les ans", a rappelé le ministre, invité à l'émission "Dimanche en politique" de France 3.

Dès le 15 janvier, "neuf millions de contribuables" ont reçu un acompte de 60% de la réduction d'impôt dont ils avaient bénéficié en 2018 au titre de leurs dépenses de 2017 donnant droit à des déductions d'impôts, tels que des dons à des organisations caritatives, a souligné M. Darmanin.

Le solde de ces crédits d'impôt doit être versé à compter de juillet 2019, après la déclaration de revenus qui permettra aux foyers de communiquer le montant de leurs dépenses engagées au profit d'associations en 2018.
"Cela aidera de grandes associations qui font un travail important", a ajouté le ministre, interpellé sur ce sujet dans l'émission par Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre.
L'année 2018 a été une "année noire" pour les dons en raison notamment des réformes fiscales, comme la hausse de la CSG pour les retraités et la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), a déploré cette semaine Laurence Lepetit, directrice du syndicat France Générosités.

En particulier, la suppression de l'ISF, maintenu uniquement sur la fortune immobilière (IFI), a divisé par deux environ le nombre de contribuables aisés défiscalisant leurs dons par ce biais, toujours selon ce syndicat fédérant près d'une centaine de fondations et associations faisant appel au grand public pour financer leurs activités.

"Je ne suis pas un ministre "Shadok", je ne vais pas supprimer un impôt et garder des déductions de cet impôt", s'est défendu dimanche M. Darmanin.

Il a aussi ajouté espérer que ces donateurs anciennement soumis à l'ISF "n'avaient pas simplement la volonté de défiscaliser" avec leurs dons mais qu'ils le faisaient aussi par "générosité".

PRELEVEMENT A LA SOURCE DARMANIN MEDIA DIXT WORLD

Trop tôt pour évaluer l'impact de la suppression de l'ISF

Mardi 15 janvier, avant de rencontrer les maires dans l'Eure, Emmanuel Macron a dit : "Il y a les gens en situation de difficulté. On va davantage les responsabiliser parce qu'il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent". Qui seraient ces gens qui "déconnent" dont parle le président ? "Des gens peuvent, d'une manière ou d'une autre, profiter ou utiliser le système. C'est le cas de la fraude fiscale et de la fraude sociale. Je ne suis pas pour la guerre des classes sociales. Je suis ici pour que l'on puisse se dire qu'il faut une redistribution juste (...), qu'il n'y ait pas de fraudes ni sociale ni fiscale." 

Dans les cahiers de doléances, les Français souhaitent que l'ISF soit rétabli. Pourquoi les conséquences de sa suppression, qui date d'il y a un an, sont si difficiles à évaluer ? "Sans doute qu'à la fin de cette année, au bout d'un an et demi d'une réforme, on peut commencer à évaluer", conclut le ministre.

ISF DARMANIN DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

DIMPOL LOGOA la fin du magazine, l'invité (e-s) politique expose son avis "Sur le vif " : Quelle est votre position sur la PMA ?

PMA DARMANIN MEDIA DIXIT WORLD

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EQUIPE DIMANCHE EN POLITIQUE