TEASER-MARLENE-SCHIAPPA

Le 11 novembre 2018, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, est l’invitée de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Elle est interrogée par Francis Letellier, avec à ses côtés Frédéric Says, éditorialiste politique à France Culture.

MARLENE SCHIAPPA ABACA MEDIA DIXIT WORLD

Au sommaire

- Comment la grogne sur le carburant parasite-t-elle les commémorations de la Première Guerre mondiale ?

- Où en est-on de l’égalité femmes-hommes, grande cause du quinquennat ?

- Quelle stratégie pour les Marcheurs en vue des élections européennes ? Pourquoi pas une femme tête de liste ?

- Pourquoi Marlène Schiappa a-t-elle renoncé à la présidence de La République en marche ?

LETELLIER SCHIAPPA MEDIA DXIT WORLD

Les cérémonies d'hommage à la Première Guerre mondiale ont démarré en présence de dirigeants du monde entier. Elles ont commencé à l'Elysée (Paris), où un incident a eu lieu. Deux militantes Femen se sont mises en travers du convoi du Donald Trump.

Marlène Schiappa est-elle choquée ou soutient-elle l'action des Femen ? "Les Femen sont des activistes qui portent dans le débat public une parole importante pour défendre les droits des femmes. On a la liberté d'expression en France, néanmoins, en période de menace terroriste, je pense que ce n'est effectivement pas une bonne idée de s'amuser à enfreindre la sécurité dans cette période d'hommage à l'armistice", explique la secrétaire d'Etat.

Cérémonies du 11-Novembre à Paris: trois militantes Femen déjouent la sécurité ajoute déclaration Marlène Schiappa
Paris, 11 nov 2018 - AFP -
Trois militantes Femen sont parvenues à forcer la sécurité au passage de la berline de Donald Trump dans le convoi officiel des chefs d'État dimanche sur les Champs-Élysées, mettant à mal l'important dispositif déployé par les forces de l'ordre pour les commémorations du 11-Novembre à Paris. 
L'incident a été diffusé en direct pendant un événement mondial sur fond de menace terroriste persistante alors que près de 10.000 policiers, gendarmes et pompiers ont été déployés pour sécuriser la capitale aux allures de camp retranché. Le ministre de l'Intérieur a néanmoins assuré que ni la sécurité du cortège ni celle du président américain n'avait été menacée.

"Elles ont été immédiatement neutralisées", a déclaré Christophe Castaner. Qualifiant leur irruption "sans arme et sans menace" d'"opération de communication visuelle" pratiquée par les Femen pour manifester, il a conclu: "L'essentiel c'est que la sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n'a été en rien menacée".

Les mots "Hypocrisy parad", "Gangsta party" et "Fake peacemakers" inscrits sur leurs poitrines nues, les militantes ont sauté par-dessus les barrières dressées le long de l'avenue au moment où la voiture du président américain remontait les Champs-Élysées peu avant 11H00, sous les yeux de centaines de spectateurs.

Deux militantes ont été immédiatement interceptées par les forces de l'ordre après avoir sauté les barrières. Au même moment, une troisième Femen, positionnée seule un peu plus haut sur l'avenue, a elle réussi à courir jusqu'au milieu de la chaussée en frôlant presque le cortège officiel.

Cette militante, qui portait l'inscription "Fake peacemakers" (Faux pacificateurs), s'est brièvement immobilisée les bras en l'air face aux voitures officielles. Elle a été arrêtée par trois membres des forces de l'ordre dix secondes plus tard.

La préfecture de police a confirmé l'arrestation des trois militantes. Selon une source judiciaire, elles étaient en garde à vue pour "exhibition sexuelle".

"La France célèbre la paix avec cette cérémonie mais la moitié des chefs d'État invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde. Nous protestons contre la venue de Trump, Poutine, Erdogan, Mohammed ben Salmane Netanyahu", a expliqué à l'AFP peu après cet incident Constance Lefèvre, une militante Femen présente dans le public sans avoir pris part à l'action.

FEMEN SCHIAPPA MEDIA DIXIT WORLD

- "Risque terroriste" -

Interrogée sur France 3 Marlène Schiappa, la secrétaire d'État en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a estimé qu'"en période de menace terroriste, ce n'est pas (...) une bonne idée de s'amuser à enfreindre la sécurité".

La veille, un autre trio Femen s'était brièvement exposé sous l'Arc de Triomphe, seins nus et poing en l'air, en criant: "Welcome war criminals" (Bienvenue aux criminels de guerre), les torses peints du slogan: "Fake peacemakers, real dictators".

Elles ont été convoquées en mars en vue de leur comparution à un procès pour "exhibition sexuelle" devant le tribunal correctionnel de Paris, a indiqué dimanche une source judiciaire.

Ce mouvement féministe créé il y a 10 ans et qui entend dénoncer l'oppression politique et religieuse n'en est pas à son premier coup d'éclat, avec une méthode désormais célèbre : slogans sur leur poitrine dénudée, ces femmes trompent les services de sécurité du monde entier, se faufilent dans les foules pour crier leur message.

Dans un communiqué diffusé après leur action sur les Champs-Élysées, les Femen ont  expliqué que "Trump, Poutine, Erdogan, ben Salmane et Macron avaient transformé le 11 novembre en un triste spectacle qui n'est divertissant que pour les criminels qui y participent".

Pour ces commémorations hors-norme du centenaire de la Grande guerre à laquelle participent des dizaines de chefs d'État et de gouvernement, la France a pourtant mis en place un dispositif d'ampleur avec le déploiement d'environ 10.000 membres de force de l'ordre.

Les autorités ont justifié ces mesures en évoquant notamment le "risque terroriste" dans un pays frappé ces dernières années par une vague d'attentats jihadistes sans précédent, et celui de "la mouvance radicale".

A l'occasion d'un rassemblement anti-Trump qui a débuté à 14H place de la République à Paris, les autorités s'attendent à des débordements. Selon la préfecture de police, "200 à 400 activistes violents" sont susceptibles de se constituer en black blocs sur place et "peuvent entraîner avec eux quelques centaines de suiveurs".

Samedi, quatre sympathisants de l'ultradroite soupçonnés d'avoir évoqué un projet d'attaque visant Emmanuel Macron lors des commémorations du 11-Novembre entamée voici une semaine, ont été mis en examen après avoir été arrêtés mardi en Moselle.

"Je n'ai pas à dire aux gens ce qu'ils ont à faire"

Concernant ses propos sur la journée de mobilisation contre l'action du gouvernement, prévue samedi 17 novembre, Marlène Schiappa estime n'avoir "pas à dire aux gens ce qu'ils ont à faire ou à ne pas faire. Certes, le carburant augmente, pas du fait du gouvernement pour plus de 70%, mais le travail va davantage payer et à la fin, au bas de la fiche de paie, il y aura plus d'argent", répond-elle.

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Mobilisation du 17 novembre: Schiappa "interpellée" par l'attitude de la gauche
Paris, 11 nov 2018 -AFP-
La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s'est dite dimanche "interpellée" par le fait que la gauche, et en particulier le PS, soutienne la mobilisation du 17 novembre sur les carburants, dénonçant les "démagogues de service".

"Je suis très interpellée, je viens de la gauche et ça m'interpelle beaucoup de voir des partis politiques de gauche faire un appel à manifester en même temps que l'extrême-droite", a dénoncé Mme Schiappa sur France 3. Elle a ensuite précisé qu'elle "pense au parti socialiste" qui "se greffe à ce mouvement".

L'augmentation des prix des carburants, provoquée par la hausse des cours du brut et dans une moindre mesure par celle des taxes imposées par l'Etat, suscite la grogne d'une partie de la population. L'appel à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre a reçu de nombreux soutiens des oppositions, dont ceux du Rassemblement national et Debout la France.

Le PS a décidé d'être "aux côtés des Français" qui ont prévu de protester ce jour-là, tandis que le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a souhaité le "succès" du mouvement.
Mme Schiappa a mis en avant le fait que la hausse du prix des carburants n'était en grande partie "pas du fait du gouvernement" et souligné qu'il faut "expliquer" aux gens que "le travail va davantage payer".
"D'une part il y a ces gens de bonne foi et d'autre part, il y a tous les démagogues de service qui sont de sortie pour faire de la récupération et des gens qui la main sur le coeur avaient voté la taxe carbone et maintenant s'y opposent", a-t-elle déploré.

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Fichage ethnique au PSG: Maracineanu et Schiappa vont rencontrer des responsables du club (Schiappa)
Paris, 11 nov 2018 -AFP-
Des responsables du Paris Saint-Germain, dans la tourmente après les révélations sur un fichage ethnique au sein du club, vont rencontrer la semaine prochaine la ministre des Sports Roxana Maracineanu et la secrétaire d'État à l'Égalité entr les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a annoncé cette dernière dimanche.
"Nous allons recevoir cette semaine, ensemble, toutes les deux, les responsables du PSG", a déclaré Mme Schiappa lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.
Cette affaire de fichage ethnique de jeunes joueurs au sein d'une cellule de recrutement du PSG, entre 2013 et 2018, a été révélée jeudi par un collectif de médias européens, dont en France Mediapart et "Envoyé Spécial".
"Nous nous réservons tous les droits d'agir, rien n'est fermé", y compris en justice, "mais d'abord nous allons recevoir le club pour savoir ce qu'il a à dire", a souligné Mme Schiappa.
Qualifiant de "consternant" ce fichage ethnique, la secrétaire d'État a rappelé que "le fichage ethnique est interdit en France".
Vendredi, la Ligue des droits de l'Homme a porté plainte contre X pour "discrimination" et pour "collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques".
Jeudi, Mme Maracineanu avait exprimé sa "consternation" et demandé à la Fédération française de football (FFF) et à la Ligue de football professionnel (LFP) "d'examiner ce dossier". La FFF a annoncé vendredi qu'elle avait saisi son Conseil national de l'éthique (CNE).
De son côté, le PSG a lancé une enquête interne et promis vendredi d'en "partager dès la semaine prochaine les résultats avec les instances et autorités de tutelle afin de faire toute la lumière sur le sujet".
Le club a évoqué ces derniers jours une "initiative personnelle" du responsable, à l'époque des faits, du recrutement du centre de formation dédiée aux territoires hors Ile-de-France, Marc Westerloppe. Celui-ci a quitté le club parisien au début de l'année pour rejoindre le Stade Rennais.

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Rémunération des conseillers : Griveaux dénonce un "tir au pigeon" mais reconnaît une hausse de 27% - réactions Schiappa et Dosière -
 
Paris, 12 nov 2018 -AFP-
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dénoncé lundi le "tir au pigeon" contre la classe politique, dénonçant de fausses informations mais admettant une hausse de rémunération brute de 27% de son cabinet.
Selon l'annexe au projet de loi de finances 2019 consultée par l'AFP, la rémunération brute totale des cinq membres du cabinet du porte-parole du gouvernement est passée de 295.530 euros en 2017 à 550.782 euros en 2018. Soit une augmentation de 86,4%, évoquée par le magazine Capital.
"C'est faux", a réagi Benjamin Griveaux sur Europe 1, interrogé sur ces chiffres. Il a dénoncé "une mise en cause bien rapide qui donne peu la parole à la défense".
Le vrai chiffre, "c'est 27%", a-t-il toutefois admis. Le chiffre de la ligne "rémunération brute totale" pour 2017 est "erroné" car il inclut la rémunération de seulement quatre conseillers, et non des cinq du cabinet,
ce qui crée une base de comparaison défavorable dans le document en l'état, selon le cabinet de M. Griveaux.
La rémunération pour 2017 est de 431.580 euros, et non de 295.530 euros, a-t-on précisé, ce qui ramène la hausse en 2018 à 27,6% par rapport à 2017.
Benjamin Griveaux a également justifié cette progression par le fait que ses conseillers "sont plus expérimentés et plus âgés" que les précédents.
Si la rémunération totale de son cabinet est "2,2% au-dessus de la moyenne des cabinets", le quinquennat Macron compte 311 conseillers de cabinet, contre 596 sous Sarkozy ou 522 sous Hollande, a-t-il aussi fait valoir.
Il a critiqué "des gens qui lisent [l'annexe du PL] manifestement avec un parti pris", et indiqué qu'il allait "demander un droit de réponse par voie d'avocat".
"Car j'en ai assez que la classe politique soit en permanence victime d'un tir au pigeon", a-t-il ajouté, en assurant que Capital n'avait pas contacté son cabinet.
Citée également par le magazine, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a souligné sur France 3 dimanch que les chiffres "ne sont pas des chiffres exacts".
Selon l'annexe au PLF, la rémunération brute totale de ses quatre conseillers en 2018 était de 435.784 euros, en hausse de 25,9% par rapport aux 346.046 euros de 2017 (pour cinq conseillers).
"Mon ancienne directrice de cabinet venait de l'administration donc c'était sur un autre compte", s'est-elle défendue, et "j'ai une nouvelle directrice de cabine qui n'est pas rémunérée sur la base de l'administration donc ce sont des jeux (d'écriture, NDLR), mais il n'y a pas d'augmentation de salaire", a-t-elle plaidé, avant de reconnaître que "des conseillers ont été augmentés".
"De 10% ou 15%, je trouve pas ça déraisonnable après 18 mois à travailler sept jours sur sept d'arrache-pied", a-t-elle dit.
Pour l'ex-député PS René Dosière, qui passe régulièrement au crible les comptes publics, si l'augmentation globale des rémunérations des conseillers ministériel n'excède pas 2,6%, "la rémunération moyenne d'un conseiller ministériel augmente dans 12 ministères dans des proportions choquantes voire scandaleuses".
Et ce "compte tenu du contexte économique et financier de l'année 2018 et en particulier de l'évolution des rémunérations dans la fonction publique", après l'annonce cet été de la poursuite en 2019 du gel du point d'indice servant de base à la rémunération des fonctionnaires.
Et il note que par tête, dans le cabinet de Benjamin Griveaux, la rémunération moyenne individuelle passe de 6.000 à 9.000 euros, "soit une hausse de 49%". "Ce n'est peut-être plus les mêmes personnes, mais les ministres doivent faire attention. Ils doivent être exemplaires", exhorte-t-il.

RENE DOSIERE SCHIPPA MEDIA DIXIT WORLD

DIMPOL LOGOA la fin du magazine, l'invité (e-s) politique expose son avis "Sur le vif " : le temps a pris le pas sur Marlène Schiappa.

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