200 TEASER MELENCHON

Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, président de la France Insoumise sera cette semaine l'invité de «Dimanche en politique», pour la 6E fois , sur le magazine politique de France 3.

Il sera interrogé par Francis Letellier avec à ses côtés, Anne Rosencher, directrice déléguée de l'Express.

Quelle stratégie dans l'opposition pour cette 2ème année du quinquennat Macron ? 

Comment Jean-Luc Mélenchon va aborder les élections européennes entre nationalistes et pro-européen ?

La greffe Mélenchon a-t-elle prise à Marseille ? A 60 ans , la Vème République est-elle à bout de souffle ?

LETELLIER MELENCHON SEPTEMBRE 2018 DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

L'immigration ne doit pas "être la question centrale des élections"

Interrogé au sujet de L'Aquarius, il évoque un "devoir inconditionnel de rescousse". En ce qui concerne la question migratoire, un manifeste pour l'accueil des migrants a été lancé par Mediapart, Politis et Regards, signé notamment par Christiane Taubira, Ian Brossat, Benoît Hamon ou encore Yannick Jadot. Jean-Luc Mélenchon refuse d'y apporter sa signature, arguant qu'il ne veut pas "faire de l'immigration la question centrale des élections qui arrivent" et que ce serait "servir la soupe à [Emmanuel] Macron et à [Marine] Le Pen".

MANIFESTE MIGRANTS MELENCHON MEDIA DIXIT WORLD

"Je ne suis pas d'accord pour le droit à la libre installation", lâche-t-il, assurant qu'une fois à la tête du pays, "il n'y aura plus de travailleurs détachés en France", dénonçant une "fraude sociale". Il se prononce pour "un statut unique pour tous les travailleurs en France" afin de lutter contre ceux qui "exploitent" les immigrés sans papiers.

SANS PAPIERS MIGRANTS MEDIA DIXIT WORLD

Européennes: Mélenchon "refuse de faire de l'immigration la question centrale"

Paris, 30 sept 2018 -AFP -

Jean-Luc Mélenchon a souligné dimanche qu'il "refus(ait) de faire de l'immigration la question centrale" des élections européennes, pour ne pas "servir la soupe" à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et a de nouveau appelé à en traiter les causes.

En pleine polémique avec le PCF qui brocarde la rhétorique de La France insoumise consistant à insister sur les causes de l'immigration plutôt que sur les moyens d'accueillir les migrants, M. Mélenchon a dit sur France 3 n'être "pas d'accord pour qu'on crée un problème à gauche volontairement, une division entre les gens de bonne foi, uniquement pour le confort politicien d'une élection".

MELENCHON AQUARIUS MEDIA DIXIT WORLD

Parlant de simples "points de vue différents" avec le PCF sur ce sujet, le chef de file de LFI a dit ne pas être pour une "attitude de chiffon rouge qui excite l'extrême droite".

"Je ne suis pas d'accord pour faire de l'immigration la question centrale des élections qui arrivent", a-t-il ajouté, car "ce serait servir la soupe à Macron et Le Pen".

De même, "je ne suis pas d'accord pour qu'on renonce à traiter les causes de l'immigration: vivre et travailler au pays ce n'est pas juste pour les bobos en France, (...) c'est une aspiration humaine partout", a-t-il dit, en appelant à "combattre les raisons qui poussent les gens à partir".

"Je ne suis pas d'accord pour faire comme si l'immigration était quelque chose de naturel, de désirable, de souhaitable", a-t-il insisté.

Tout en plaidant pour "un pavillon français pour l'Aquarius", il a précisé qu'il ne signerait pas le "manifeste pour l'accueil des migrants", lancé par 150 personnalités, estimant qu'il y a "un petit côté mondain à tout ça".

Alors qu'on lui faisait remarquer que Yannick Jadot (tête de liste EELV pour les Européennes) ou l'ancienne ministre Christiane Taubira exprimaient une "conscience par rapport aux migrants", il a acquiescé tout en soulignant qu'ils n'avaient "pas la même analyse que (lui)".

"Je ne suis pas d'accord pour le droit à la libre installation, et quand je gouvernerai ce pays il n'y aura plus de travailleurs détachés en France car c'est de la fraude sociale que ce statut", a développé Jean-Luc Mélenchon, critiqué pour avoir fait le lien entre immigration et pression à la baisse sur les salaires, et favorable à "un statut unique pour tous les travailleurs en France pour qu'on cesse d'exploiter les immigrés sans papiers".

Chômage des cadres: Mélenchon voit dans la dégressivité un moyen pour développer la capitalisation

Paris, 30 sept 2018 - AFP -

Jean-Luc Mélenchon a critiqué dimanche la possibilité d'allocations chômage dégressives pour les hauts salaires, évoquée par Edouard Philippe, estimant que l'objectif était de voir adhérer les cadres à des régimes complémentaires par capitalisation.

Le Premier ministre a estimé jeudi que "dans certains cas", cette dégressivité pouvait être "envisagée", et "peut avoir du sens" pour ceux qui ont "une très forte employabilité, pour ceux qui ont des salaires très élevés".

"C'est absurde : vous demandez à des gens de cotiser et après vous leur annoncez que leurs droits seront moins élevés", a relevé le chef de file de La France insoumise, dans l'émission Dimanche en politique, sur France 3.

Dénonçant "l'habileté du procédé macronien", il a estimé que l'objectif était en fait de "baisser les cotisations" de ces cadres, "et comme (leurs) droits seront moins élevés", ils devront "cotiser à des régimes de complémentaires par points".

À ces cadres "on dit : +ça tombe bien on a prévu un petit fonds de capitalisation pour vous où vos impôts seront dégrévés de ce que vous allez mettre en économies sur votre fonds+", a-t-il poursuivi. "Donc ces gens vont se faire rouler, car l'argent ne voyage pas dans le temps et les fonds que vous mettrez en capitalisation sont promis à une usure plus accélérée que ce que vous recevez aujourd'hui", a-t-il tranché.

DEGRESSIVITE CHOMAGE CADRES MELENCHON MEDIA DIXIT WORLD

Interrogé par ailleurs sur l'échange entre le président de la République et un jeune horticulteur au chômage, auquel Emmanuel Macron avait conseillé de se réorienter vers la restauration, en manque de bras, Jean-Luc Mélenchon a jugé le conseil "stupide".

"Les gens doivent pouvoir exercer le métier qu'ils ont choisi et pour lequel ils ont été formés". Au restaurant "vous préférez que la cuisine ait été préparée par un cuisinier que par un métallo", a-t-il fait valoir.

Macron et l'écologie : "une gesticulation qui lui permet d'avancer masqué"

Au sujet du discours d'Emmanuel Macron à l'ONU le 19 septembre dernier, prononcé face à Donald Trump, Jean-Luc Mélenchon raille le "courage" du chef de l'Etat, le qualifiant de "menteur".

MACRON ONU MELENCHON MEDIA DIXIT WORLD

Il déplore que le Jafta, un traité de libre échange avec le Japon, tout comme le Tafta, soit "indifférent aux questions écologiques". "Par conséquent, ce qu'il fait là, c'est une gesticulation qui lui permet d'avancer masqué. En réalité, le titre de 'champion de la Terre' qui lui a été décerné est grotesque".

Manuel Valls, "nuisible en toutes circonstances"

Invité à réagir à la candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone (Espagne), Jean-Luc Mélenchon évoque "un gars (...) nuisible en toutes circonstances". Sur le dossier de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, dont Manuel Valls a déserté la tête de la commission parlementaire, le député insoumis accuse l'ancien maire d'Evry (Essonne) d'être "arrivé comme un éléphant dans un magasin de porcelaine", et d'avoir "commencé à donner des conseils à tout le monde".

VALLS BARCELONE MELENCHON MEDIA DIXIT WORLD

Valls quitte la France "avec le goudron et les plumes" (Faure, PS)

Ajoute réaction de Jean-Luc Mélenchon

Paris, 30 sept 2018 - AFP -

L'ancien Premier ministre Manuel Valls, désormais candidat à la mairie de Barcelone, quitte la France "avec le goudron et le plumes", a jugé dimanche son ancien camarade de parti Olivier Faure.

Selon le premier secrétaire du PS, interrogé lors du Grand Rendez-Vous CNEWS-Europe 1-Les Echos, celui qui s'apprête à démissionner de l'Assemblée serait "l'un des hommes politiques aujourd'hui les plus détestés dans ce pays."

"Il voit bien qu'aujourd'hui, il n'a pas d'avenir avec La République en marche", le parti d'Emmanuel Macron, et "voyant que son avenir présidentiel est entravé, il a fait le choix de partir".

M. Faure a dit dimanche se souvenir qu'au moment des primaires de la gauche, fin 2016, l'ancien Premier ministre "avait fait à Evry une déclaration d'amour pour cette agglomération et les Evryens, en disant qu'il n'y avait qu'eux dans sa vie".

"Un an et demi plus tard", a-t-il poursuivi, "ils le voient faire la même déclaration à Barcelone, Je pense qu'il y a de leur part une grande déception."

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé de son côté sur France 3, dans l'émission "Dimanche en politique", que Manuel Valls était "nuisible en toute circonstance" : à Evry "il nous a fait une histoire pas possible aux élections que normalement on aurait dû gagner", et à Barcelone il va "affronter une sorte d'Insoumise", la maire sortante Ada Colau, "membre de la coalition européenne +Maintenant le peuple+".

 "Donc on va le battre deux fois", une à Evry et une à Barcelone, "et voilà comment on règle les problèmes en démocratie, c'est par les bulletins de vote", a-t-il lancé.

Manuel Valls a annoncé mardi qu'il serait candidat aux municipales à Barcelone en mai 2019. Il sera l'invité du journal de 20H00 de France 2 dimanche, puis de radios lundi, avant de faire ses adieux mardi à l'Assemblée nationale. M. Valls a été le maire d'Evry de 2001 à 2012.

Interrogé au sujet d'une éventuelle candidature à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour les municipales de 2020, Jean-Luc Mélenchon reste muet, avant de lâcher qu'"il y a un bruit qui dit que ce sera en 2021", le gouvernement souhaitant selon lui regrouper les élections.

MELENCHON 2020 MARSEILLE MEDIA DIXIT WORLD

Mélenchon serait "content" d'accueillir à LFI le socialiste Maurel

Paris, 30 sept 2018 -AFP-

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche qu'il ne fallait pas laisser les socialistes dépérir "dans un coin", en indiquant qu'il serait "content" si l'eurodéputé Emmanuel Maurel rejoignait LFI.

"Je parle à tout le monde, je n'ai pas fait mon deuil de me dire que ceux qui votaient socialiste ne sont plus bons à rien et qu'il n'y a qu'à les laisser dans un coin en train de dépérir tout doucement", a-t-il déclaré sur France 3 dans l'émission "Dimanche en politique".

"Je leur parle, et je vois qu'il y a des gens qui disent la même chose que moià propos de l'Union européenne et pour l'essentiel sur le programme en France", a-t-il ajouté, en précisant que ces personnes étaient "au PS et ailleurs".

"Donc je leur dis: convergeons si nous sommes d'accord", mais "pas collons nous les uns aux autres, même si on n'est pas d'accord, pour faire joli sur la photo".

Interrogé pour savoir si le socialiste Emmanuel Maurel pourrait rejoindre LFI, il a conseillé de le lui demander : "Je ne manipule pas dans les organisations des autres". Mais "si ça se faisait, je serais content", a-t-il ajouté.

Le député européen Emmanuel Maurel, chef de file de la gauche du PS, et ses proches expriment depuis plusieurs semaines de plus en plus ouvertement leurs désaccords avec le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n'excluant pas de quitter le parti pour créer une nouvelle structure et se rapprocher de La France insoumise.

EMMANUEL MAUREL MELENCHON MEDIA DIXIT WORLD

Mélenchon a "parlé trop vite" en évoquant un vaccin cubain "contre le cancer du poumon"

Paris, 30 sept 2018 - AFP -

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a reconnu dimanche avoir "parlé trop vite" en affirmant que Cuba disposait d'"un vaccin contre le cancer du poumon".

Dans un éloge à Cuba, il avait affirmé jeudi, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale: "Si vous cherchez un vaccin contre le cancer du poumon, allez à Cuba, il existe, les Cubains sont d'ailleurs prêts à commercer avec nous, mais ils ne veulent pas vendre leur procédé à Sanofi (géant pharmaceutique français, ndlr), ce qui se comprend; ils préfèreraient le faire dans une relation de coopération sincère où l'on chercherait d'abord à guérir des gens ou prévenir la maladie avant que de réaliser des profits".

Interrogé sur France 3 dans l'émission "Dimanche en politique" pour savoir s'il regrettait ces propos, il a d'abord répondu "non". Puis, alors qu'on lui faisait remarquer qu'un tel vaccin n'existait pas, il a estimé que "s'il n'y en a pas, c'est bien dommage".

Il a toutefois souligné que "la population à Cuba est plus alphabétisée qu'en France et mieux soignée qu'en France" et que "sur le traitement du cancer, les Cubains ont de nombreux procédés extrêmement avancés et qu'ils ne veulent pas vendre aux multinationales de la chimie".

 "Maintenant s'il n'y a pas de vaccin et que j'ai parlé trop vite, je retire ma phrase", a-t-il ajouté.

Le CIMAvax, découvert par Cuba, n'est pas un vaccin au sens où on l'entend le plus couramment. Il ne concerne que le cancer du poumon et n'immunise pas contre celui-ci, mais en atténue le développement. Il a pour l'instant une application très restreinte et dans sa forme actuelle il n'est pas en mesure de prévenir pourtout le monde cette maladie pouvant revêtir une immense variété de formes.

VACCIN CONTRE LE CANCER DU POUMON

PAS DE RUBRIQUE SUR LE VIF MAIS JEAN-LUC MELENCHON A CREE LE BUZZ AVEC CE VACCIN CUBAIN !?!

MELENCHON DIMPOL MEDIA DIXIT WORLD

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