TEASER FLORENCE PARLY

Le 21 janvier, Florence Parly, ministre des Armées du deuxième gouvernement d’Edouard Philippe, est l’invitée de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Elle est interrogée par Francis Letellier, avec à ses côtés Eric Hacquemand, journaliste politique à Paris-Match.

Au sommaire

- Après les critiques et la démission du général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des Armées, la hiérarchie est-elle rentrée dans le rang ?

- Pourquoi Emmanuel Macron ne tiendra pas sa promesse de service national universel…

- La guerre contre Daech est-elle vraiment finie ?

- La France va-t-elle se désengager des opérations extérieures au Sahel ?

LETELLIER AVEC PARLY MEDIA DIXIT WORLD

Syrie / Turquie / Fin de la guerre  en Syrie ?

La ministre française des Armées Florence Parly a appelé dimanche la Turquie à cesser ses opérations contre les Kurdes syriens, estimant que cela ne pouvait que nuire à la lutte contre le groupe État islamique (EI).  "Il faut que nous revenions à l'essentiel, c'est la lutte contre le terrorisme et tous ces combats, notamment ceux qui ont lieu en ce moment de façon terrible en Syrie dans la poche d'Idlib ou ailleurs, doivent être arrêtés", a-t-elle dit chez nous sur France 3.
"Ce combat-là (offensive turque contre une milice kurde, ndlr) pourrait détourner les forces combattantes kurdes, qui sont au côté et très engagées au sein de la coalition à laquelle la France appartient, du combat primoridial (contre le terrorisme)", a-t-elle souligné.
"Ce sont les forces kurdes syriennes dont il s'agit, ne l'oublions pas, et il me semble que la préoccupation du président Erdogan ce sont les forces kurdes turques", a-t-elle ajouté. Des militaires turcs sont entrés dimanche dans la région d'Afrine, contrôlée par les Unités de protection du peuple (YPG), alliés des Occidentaux contre l'EI mais qu'Ankara considère comme un prolongement du mouvement séparatiste kurde turc PKK. Le ministère français des Affaires étrangères a aussi appelé la Turquie à "agir avec retenue". "La France est attentive à la sécurité de la Turquie, de son territoire  et de ses frontières", a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay dans un communiqué. "Elle appelle les autorités turques à agir avec retenue dans un contexte difficile où la situation humanitaire se détériore dans plusieurs régions de Syrie en conséquence des opérations militaires qui y sont menées par le régime de Damas et ses alliés", a-t-il ajouté.
Le ministère a aussi insisté sur "l'importance prioritaire de conduire à son terme la mission de la Coalition internationale contre Daech (acronyme arabe de l'EI)". Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s'est entretenu dimanche matin par téléphone de la situation avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu. M.
Le Drian a par ailleurs demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour "évaluer les risques humanitaires" en Syrie. Interrogée sur un risque que les Kurdes syriens ne soient in fine les laissés pour compte des intérêts divergents dans la crise syrienne, Florence Parly a répondu : "c'est évidemment ce que l'on ne souhaite pas mais pour l'instant il est trop tôt pour le dire". Florence Parly s'est refusée par ailleurs à fixer une échéance pour la fin des opérations de la coalition internationale emmenée par les États-Unis contre l'EI, alors que le président français Emmanuel Macron a évoqué récemment le mois de février. "Ca prendra sans doute encore un peu de temps", a-t-elle prudemment avancé en rappelant que si "Daech sur le terrain est défait", ses combattants "sont en train de rentrer dans la clandestinité". "Ce qui est important maintenant, c'est de maintenir une stabilité suffisante pour qu'un processus politique s'enclenche, permettant de déboucher sur des élections. C'est ce qui en train de se passer en Irak où des élections sont programmées au mois de mai", a-t-elle souligné.

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PARLY DIMANCHE EN POLITIQUE

Les jihadistes français, que faire ?

La ministre des Armées Florence Parly s'est refusée dimanche à tout "angélisme" vis-à-vis des Français partis combattre au côté du groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie et dont certains souhaitent aujourd'hui rentrer en France. "Ces personnes qui sont parties sur le théâtre irako-syrien ont coupé les ponts avec leur pays, pour ceux qui sont Français avec la France. Ils ont jeté leur passeport, ils ont parfois laissé leurs enfants sur place", a-t-elle déclaré sur notre chaîne de télévision France 3. "Ce sont des gens qui sont partis combattre en toute connaissance de cause et un certain nombre d'entre eux ont combattu la France à distance", a-t-elle ajouté, en rappelant les attentats planifiés depuis la capitale autoproclamée de l'EI àRaqa en Syrie.

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"Il ne faut pas être angélique. Ces personnes savaient (..) ce qu'il se passait. Lorsqu'elles tombent entre les mains des autorités locales elles doivent être dans la mesure du possible jugées par ces autorités locales", a-t-elle martelé.

En Irak, une Européenne - une ressortissante allemande d'origine marocaine - a été pour la première fois condamnée à mort dimanche pour avoir rejoint le groupe jihadiste EI. Le gouvernement français a affirmé à plusieurs reprises que les personnes arrêtées devaient être jugées sur place autant que possible. Dans l'est de la Syrie, elles relèvent toutefois de milices kurdes qui ne disposent d'aucune institution souveraine. Une Française de 30 ans, partie en Syrie avec son compagnon et revenue en France mardi avec ses trois enfants, a été mise en examen samedi à Paris et écrouée. Une quarantaine de jihadistes français, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en zone irako-syrienne, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, d'après une source proche du dossier.

 

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A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique expose son avis sur "un bruit qui court..." : la télévision Russia Today

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