TEASER NATHALIE LOISEAU

Le 3 décembre, Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, est l’invitée de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Elle est interrogée par Francis Letellier avec à ses côtés David Revault d'Allonnes, journaliste au JDD.

Proche d'Alain Juppé, elle a fait une grande partie de sa carrière dans la diplomatie avant de diriger l'ENA sous le précédent quinquennat. Aujourd'hui, elle est en charge de l'Europe, alors que le Président de la République prépare son premier test électoral, les européennes.

Au sommaire

- Pourquoi Emmanuel Macron veut-il des listes nationales pour les élections européennes ?

- L'Europe-Afrique va-t-elle remplacer la Françafrique ?

- Migrants, glyphosate, CETA... Pourquoi les Européens ne sont-ils jamais d'accord ?

- L'Europe face aux nations, mais aussi face aux régions ?

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Concernant l'autorisation du glyphosate, les 27 de l'Union européenne ont finalement pris une décision à la majorité, et c'est l'Allemagne qui a fait pencher la balance pour une prolongation pour cinq ans. Pour Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, ce choix de l'Allemagne est "une déception", "un regret". "Je le regrette d'autant plus qu'on a su par la suite qu'il y avait des dissensions à l'intérieur du gouvernement allemand, et que la décision s'est prise dans cette période un peu particulière de transition politique allemande".

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Des alternatives au glyphosate

Cependant, selon elle, "là où on a avancé, c'est que quand on a commencé la discussion, il s'agissait de renouveler l'autorisation pour dix ans. Nous avions dit 'c'est hors de question, on doit travailler à la sortie du glyphosate'. Cinq ans, c'est encore trop. Ceci étant, nuance la ministre, cinq ans, c'est un maximum. Chaque pays peut décider de son côté de se préparer à la sortie. C'est ce que nous faisons." Et d'ajouter : "On va mettre tous les moyens en recherche, en innovation, en analyse des solutions qui existent déjà, parce qu'il en existe déjà, des alternatives au glyphosate".

Nathalie Loiseau est "En Marche"

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La France souhaite que le siège du Parlement européen reste à Strasbourg, a déclaré dimanche la ministre française des Affaires Européennes Nathalie Loiseau : "On dit trop souvent que l'Europe se réduit à une bulle à Bruxelles. Il faut que l'Europe soit proche de territoires", a répondu la ministre à ceux qui voudraient déplacer à Bruxelles le Parlement européen, pour faire des économies. "Strasbourg doit rester le siège de la démocratie européenne. C'est aussi le symbole de la réconciliation franco-allemande", a argué Mme Loiseau. La ministre française s'est par ailleurs félicitée des "bruits positifs" émanant des négociations en cours sur le règlement financier du Brexit. Le Royaume-Uni est "très proche" d'un accord sur ce point avec Bruxelles, a assuré cette semaine le commissaire irlandais Phil Hogan. Mme Loiseau a parallèlement insisté sur la nécessité "d'être très attentif" sur l'épineuse question irlandaise, après que Dublin a réitéré vendredi son refus d'une frontière avec la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit. "C'est une ligne rouge, qui a été fixée par les 27 Etats membres", a souligné la ministre.
L'Union européenne a donné à Londres jusqu'à lundi pour prendre des engagements "suffisants" sur la frontière irlandaise, un des trois dossiers qu'elle souhaite régler en priorité avant d'initier la deuxième phase des négociations, soit la définition de sa future relation commerciale avec Londres.

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Taxe dividendes-La France attend les réponses d'Eurostat sur le déficit /
 
                * Le remboursement de la taxe invalidée doit s'étaler en 2018
 
                * La France défend le siège du Parlement européen à Strasbourg
 
Nathalie Loiseau, s'est prononcée dimanche en faveur d'une prise en compte partielle de l'invalidation de la taxe dividendes dans le calcul à Bruxelles du déficit public en 2017, faute de quoi ce dernier pourrait dépasser le seuil des 3%.
 
Eurostat, l'office statistique de l'UE, doit statuer prochainement sur la prise en compte de l'annulation de cette taxe sur les dividendes des entreprises, source d'un contentieux de dix milliards d'euros. S'il est entièrement intégré aux comptes publiques 2017, ce remboursement risquerait d'amener le déficit au delà des 3% réglementaires et de la prévision de 2,9% du produit intérieur brut faite par le gouvernement.
 "Ce remboursement est dû aux entreprises qui vont nous le demander et qui vont commencer à nous le demander maintenant, nous sommes en décembre 2017", a expliqué Nathalie Loiseau.
  "Très logiquement, il n'y aucune raison de faire peser les dix milliards sur 2017", a-t-elle ajouté. "C'est ce que nous avons expliqué, nous attendons les réponses d'Eurostat."
 
Interrogée sur l'éventualité d'un refus de l'organisme européen de statistique d'étaler les écritures comptables sur 2018, la ministre a répondu: "Eh bien nous serions en désaccord avec eux".
 
"On va être en dessous de 3%, ça montre une vraie détermination, ça montre le sérieux de la France par rapport à ses finances publiques", a-t-elle poursuivi.
 
Créée fin 2012, au début du quinquennat de François Hollande, la taxe à 3% sur les dividendes a été définitivement invalidée par le Conseil constitutionnel en octobre. Une contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été adoptée le mois dernier au Parlement afin de compenser la moitié des coûts liés
à l'invalidation.

NATHALIE LOISEAU EUROP MEDIA DIXIT

A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique  nous expose son instantané  par son "smart phone" et nous explique son choix :

L'INSTANTANE :

290 INSTANTANE LOISEAU

© Nathalie Loiseau 2017

REPLAY DU MAGAZINE ICI

EQUIPE DIMANCHE EN POLITIQUE