LAURENT WAUQUIEZ TEASER

Dimanche 12 novembre 2017, Francis Letellier reçoit Laurent Wauquiez, le candidat favori à l'élection pour la présidence du parti Les Républicains, qui se tiendra les 10 et 17 décembre.

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"Dimanche en politique" revient en images sur l'actualité de la semaine passée. Cette dernière a été marquée par les "Paradise Papers" et le système d'optimisation fiscale non sanctionné par l'Union européenne, qui a par exemple permis à Whirlpool des licenciements à Amiens.

Le train des réformes Macron

Dans l'actualité également, les réformes du gouvernement Philippe, notamment celles du Code du travail, de la moralisation de la vie publique, et la sortie de l'état d'urgence ; le revirement de Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, qui abandonne l’objectif 2025 pour la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans le mix électrique français; les commémorations du 11 Novembre, une première pour le président Macron, qui a été interpellé par une spectatrice sur le thème des retraites, l'avenir des générations futures et le progrès social. Emmanuel Macron a eu cette réponse : "On va pas sauter comme des cabris sur le progrès social si on sait pas se le payer"...

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Ce dernier veut rassembler la droite, mais il a précisé qu'il ne souhaite pas d'alliance, ni avec Florian Philippot ni avec Nicolas Dupont-Aignan : "Tant que je m'occuperai de la famille des républicains, il n'y aura aucune alliance avec des personnes issues des rangs du FN. En revanche, je veux parler avec ceux qui ont voté FN et que la droite a déçus." 

Quant à l'organisation du débat préalable à l'élection de la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez souhaite qu’il se tienne en interne, et non à la télévision avec des journalistes en arbitres. Il refuse de dire s'il veut garder le système des primaires.

En campagne dans les campagnes

Son objectif principal est de reconstruire une droite qui a échoué à la présidentielle. Pour ce faire, il revendique l'héritage du général de Gaulle. Mais en quoi est-il gaulliste ? "L'attention aux petites gens, aux classes moyennes, aux familles modestes, aux petites communes", déclare-t-il. Serait-ce une stratégie opportuniste ? "Le général est quelqu'un qui ne se laissait pas récupérer, répond-il. Et quelqu'un qui ne laissait pas abattre."

Laurent Wauquiez prône "le retour de la droite" et de ses valeurs. Mais selon un analyste, "par une stratégie clivante sur la forme et contestataire sur le fond, il peut rassembler le cœur de la droite, mais pas gagner une élection, au plan national comme au plan local."

Questionné dans un premier temps sur les mesures prises contre le terrorisme par le gouvernement Philippe, il se montre particulièrement critique. 

"Pas de jihadistes dans la nature !"

"Toutes les leçons n'ont pas été tirées après le Bataclan, je le crains. Je pense qu'on a baissé le niveau de protection des Français. Quand le gouvernement a fait le choix de sortir de l'état d'urgence, il a baissé le niveau de protection", explique Laurent Wauquiez. Ceci est particulièrement vrai, selon lui, depuis que la loi anti-terroriste a remplacé l'état d'urgence instauré après les attaques du 13 novembre 2015. Il donne l'exemple de la fouille des véhicules sans autorisation du conducteur, qui n'est plus possible avec la nouvelle loi. "De même, insiste-t-il, la nouvelle loi ne permet plus que des perquisitions judiciaires, et non des perquisitions administratives."

Refus du "cas par cas"

Puis, le candidat à la présidence des Républicains répond à Francis Letellier sur l'éventuel retour en France des jihadistes français partis en Irak et en Syrie combattre auprès de Daech. Emmanuel Macron a parlé de dossiers étudiés "au cas par cas". Laurent Wauquiez, lui, "n'en veut pas" : "Ce que je demande, c'est de la fermeté, et rien que de la fermeté. Au moment où nous parlons, il y a 110 jihadistes sur le sol français, en liberté. Je demande à ce qu'ils soient tous mis en prison pour association de malfaiteurs." 

Pour Laurent Wauquiez, "ceux qui sont en Irak et en Syrie ne doivent pas revenir". Et il insiste : "Il faut que nous ayons le courage de mettre sur la table la déchéance de nationalité, François Hollande là-dessus avait raison. A l'époque, c'est Emmanuel Macron qui a planté de poignard de la trahison sur ce dossier."

Juppé prône un "grand mouvement central" avec le chef de l'Etat aux élections européennes. Alain Juppé tend la main à Emmanuel Macron en vue de ce scrutin programmé au printemps 2019. L'ancien Premier ministre a fait cette proposition au cours d'un déjeuner de l'Association de la presse diplomatique française vendredi.

Dans un tweet publié dimanche 12 novembre, l'ancien Premier ministre a nettement atténué ses propos, rejetant la faute sur les médias qui auraient selon lui mal interprété ses déclarations.

Reste que lors du déjeuner de vendredi, Alain Juppé n'a pas tari d'éloges sur le président de la République, qui l'a en retour chaleureusement salué lors de la cérémonie du 11-Novembre à Paris. Il a en particulier adressé un satisfecit au discours sur l'Europe prononcé il y a quelques semaines à la Sorbonne par Emmanuel Macron : "J'aurais peu de choses à y changer (...) c'est un bon discours qui trace des perspectives claires."

Distribution de bons points

Le maire de Bordeaux s'est réjoui, en se référant à l'Europe, de "la crédibilité française retrouvée, et d'une capacité d'initiative de la France qui s'était érodée dans la période précédente". Il a en particulier apprécié l'expression de "bien commun" utilisée par Emmanuel Macron pour parler de la construction européenne dans son discours. Globalement, depuis l'élection d'Emmanuel Macron il y a six mois, "il y a une forme de crédibilité retrouvée. L'image de la France a changé", veut croire Alain Juppé, très proche du Premier ministre, Edouard Philippe.

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères à deux reprises, a en outre adressé un bon point à Emmanuel Macron pour sa récente visite surprise en Arabie saoudite, destinée à faire baisser la tension avec l'Iran. "Il est bon que le président mouille sa chemise pour jouer un rôle de médiateur (...) ça va peut-être marcher (...) l'initiative est tout à fait positive", a-t-il jugé.

Pour lui, dans la politique étrangère d'Emmanuel Macron, il y a "beaucoup plus d'éléments de continuité que de rupture", même s'il a égratigné le chef de l'Etat sur ses relations avec Donald Trump : "Je ne suis pas sûr que j'aurais manifesté autant d'empathie avec le président américain", reçu en grande pompe le 14 juillet à Paris.

Wauquiez juge que "cette proposition est une erreur"

Mais à deux ans du scrutin européen, prochain rendez-vous de l'agenda électoral français, la proposition du maire de Bordeaux ne fait pas que des émules au sein de LR, qui va élire son nouveau président dans un mois.

Grand favori de cette élection interne, Laurent Wauquiez a ainsi jugé sur France 3 que "cette proposition est une erreur". "Nous ne partageons pas la même vision de l'Europe qu'Emmanuel Macron", en particulier sur l'élargissement éventuel de l'Union européenne, a-t-il détaillé.

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PHOTOS : FISCALITE MALTE 2017 / L.A.D.

A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique  nous expose son instantané  par son "smart phone" et nous explique son choix :

 L'INSTANTANE

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© 2017 LAURENT WAUQUIEZ

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