TEASER PRESIDENTIELLE 2017

Richard Ferrand, porte-parole d’Emmanuel Macron
Florian Philippot, porte-parole de Marine Le Pen

Affiche officicielle MacronAffiche officielle MLEPEN

Un dimanche entre les 2 tours de l’élection présidentielle ; c’est un moment particulier pour les Français.
Ils ont voté et qualifié 2 finalistes qui battent la campagne.

Emmanuel Macron, candidat « En Marche » est arrivé en tête avec 24,01 % et est donné favori. Il recueille de nombreux ralliements venant de la droite comme de la gauche.

Marine Le Pen, candidate du FN, consciente que la marche est haute pour atteindre une victoire en finale a fait une entrée en campagne mordante.

C’est le temps des meetings, des phrases chocs et de la guerre des images.

Balayés dès le 1er tour, les partis traditionnels misent sur les législatives pour se rétablir.

Et les Français, qu’en pensent-ils ?
Le front républicain fonctionnera-t-il ?
Que veulent ceux qui proclament « ni Macron, ni Le Pen » ?
Y aura-t-il une abstention du doute et de la colère ?

Sur le plateau de « Dimanche en politique », les « bras droits » des candidats auront à clarifier leurs positions et des points du programme.

Ils diront avec qui gouverner et quels seront les premières mesures.

Richard Ferrand et Florian Philippot seront interrogés par Francis Letellier.

F

Pourquoi Emmanuel Macron n'annonce-t-il pas tout de suite son futur premier ministre? "Parce qu'il respecte le suffrage universel" affirme Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche. "Les Françaises et les Français décideront le 7 mai quel sera le président de la République qu'ils se seront choisi, et c'est à ce moment-là, après son installation qu'il annoncera son premier ministre. C'est juste le respect de la constitution française. J'ajoute que ce serait bien vaniteux de préjuger du résultat du vote en désignant celle ou celui qui pourrait être son premier ministre."

"Je crois que c'est bien que les Français sachent qui va diriger le gouvernement"

Une pierre dans le jardin de Florian Philippot, car après le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen, celui-ci serait également son premier ministre en cas de victoire. S'agit-il d'une conception à l'américaine, à l'image du ticket président/vice-président. Pour Florian Philippot, "C'est une rencontre! Je crois que c'est bien que les Français sachent qui va diriger le gouvernement". Est-ce que le fait d'annoncer son Premier ministre avant d'avoir été élu est anticonstitutionnel? Le vice-président du Front national le récuse totalement, et rappelle que "L'article 20 de la Constitution dit que le premier ministre dirige le gouvernement, et ce n'est pas rien, c'est même absolument fondamental. C'est bien de le savoir avant de voter, en toute connaissance de cause".

La sortie de l'euro renvoyée à plus tard, voilà ce que laissait entendre samedi 29 avril l'accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. Cependant, dans une interview accordée au Parisien dimanche 30 avril, la candidate l'affirme : pour elle, l'euro est mort. Sa position est pour le moins ambiguë : "Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune", a-t-elle déclaré au quotidien.

Appel du pied aux électeurs de droite

En déplacement à Gardanne (Bouches-du-Rhône), la cheffe de file du FN tente de clarifier ses propos : "J'ai toujours dit que c'était négociable, c'est à nous de la négocier [...] Sans une monnaie nationale, on ne peut pas retrouver l'emploi et la compétitivité que Monsieur Macron cherche à retrouver en baissant les salaires ou en baissant le système de production sociale." Une semaine avant le second tour de la présidentielle, la sortie de l'euro ne serait donc plus une urgence absolue. Pourtant, cette mesure était la proposition phare de son programme tout au long de sa campagne électorale. Par cette stratégie, Marine Le Pen tente de rassurer les électeurs de droite, opposés à la sortie de l'euro, tout comme trois Français sur quatre.

 Le soutien de François Hollande et d'Alain Juppé

 Le président de la République a, lui aussi, apporté son soutien au candidat d'En Marche ! Ce samedi 29 avril à Bruxelles (Belgique), il a appelé à faire barrage au Front national. "Il faut surtout éviter, écarter un risque majeur qui serait la présence de l'extrême droite à la présidence de la République", a déclaré François Hollande. Dire "non" au FN, c'est aussi le choix d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux s'est exprimé dans ce sens sur son blog.

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