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Emmanuel Macron, candidat du Mouvement « En Marche » à l’élection Présidentielle, ancien ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique,  sera cette semaine l’invité de « Dimanche en politique », le magazine politique de France 3.

Il sera interrogé par Francis Letellier, avec à ses côtés Renaud Dély, directeur de Marianne.

Charlotte Marchandise-Franquet, ancienne candidate de la primaire citoyenne, se fera la porte-parole de la société civile pour interpeller le candidat.

LETELLIER MACRON DIMPOL

Au sommaire :

  • Comment à 15 jours du 1er tour, les Français dessinent le profil du nouveau président .
  • 1 an après le lancement de son mouvement, E.Macron est-il toujours le favori de l’élection ?
  • Que votera le peuple de gauche, que fera la France de droite ?

Et au-delà du président, quelle majorité pour gouverner ?

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Francis Letellier recevait Emmanuel Macron ce dimanche 9 avril. A quinze jours du premier tour de la présidentielle, la Syrie s'est invitée dans l'actualité cette semaine avec l'offensive américaine déclenchée par Donald Trump en représailles à une attaque au gaz qui qui a causé la mort de près de 90 personnes et a été imputée au régime de Bachar Al Assad.

Le candidat d'En Marche a donné son point de vue : "J'ai condamné très fortement les attaques chimiques de Bachar Al Assad et j'ai indiqué que ça imposait une réponse de la communauté internationale. Je suis très ferme, très clair et très déterminé à l'égard de toute violation du droit international et de nos valeurs", a expliqué en plateau Emmanuel Macron.

Il a aussi critiqué la politique menée par la droite, notamment sur le dossier libyen pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, période pendant laquelle François Fillon était Premier ministre. François Fillon a d'ailleurs été sa cible privilégiée pendant toute l'émission. Surnommé par F. Fillon "Emmanuel Hollande", E. Macron a en retour rebaptisé le candidat de la droite "François Balkany", en référence à l’élu des Hauts-de-Seine empêtré dans les affaires.

Un bilan sévère sur le quinquennat de François Hollande

Interrogé sur le quinquennat de François Hollande, le candidat d'En Marche lui reproche "le manque de sens qui a été donné dès le début, l'attente pour déclencher les choses sur le plan économique, le manque de volontarisme européen, et l'impossibilité de trancher les choses de manière suffisamment rapide. C'est ce qui m'a conduit à dire non et à quitter le gouvernement". "Je ne suis pas l'héritier de François Hollande", tient-il à redire pour répondre aux références fréquentes que lui donnent ses adversaires politiques.

Il a reconnaît que des choses ont été faites par F. Hollande, comme l'intervention au Mali, une vraie réaction face aux attentats et un tournant en matière de compétitivité. Emmanuel Macron salue en revanche la décision de François Hollande de ne pas se représenter. "Il a fait le choix d'être président jusqu'au bout. Je le redis, je pense que c'est un choix responsable et courageux", souligne-t-il.

"François Fillon aura ses frondeurs dès le jour d'après. Moi, non"

Dans l'interview politique, Renaud Dély, directeur de la rédaction de Marianne, a interrogé Emmanuel Macron sur la guerre qui se fait tous les jours plus violente avec le PS pour les investitures des législatives à venir. A titre d'exemple, un candidat du mouvement En marche est lancé sur la circonscription parisienne de Jean-Christophe Cambadélis, patron du Parti socialiste.

La réponse d'Emmanuel Macron est cinglante : "Il n'y aura pas d'accord d'appareil ni de coalition, nous ne sommes pas la IVe République". En marche veut investir 577 candidats et prône le renouvellement. "A droite, ils sont là sur la photo parce que c'est la logique de partis et d'intérêt mais soyons clair, François Fillon aura ses frondeurs dès le jour d'après. Moi, non."

Emmanuel Macron ne veut pas accabler François Hollande. Le favori des sondages pour la prochaine élection présidentielle, invité de "Dimanche en politique" sur France 3, dimanche 9 avril, a estimé qu'il y avait "une forme d'injustice" dans l'impopularité de François Hollande, dont sept Français sur dix jugent qu'il a été un mauvais président,  selon un sondage pour franceinfo.

Pour Emmanuel Macron, il y a eu, envers "a peu près tous les présidents en fin de mandat, qu'ils se représentent ou pas, une forme d'injustice et une grande dureté des Français, qui attendent toujours beaucoup plus." Façon de laisser entendre que le jugement de l'opinion envers François Hollande sera peut-être plus clément une fois tournée la page de son mandat.

Un "manque de volontarisme européen"

"Je pense qu'il y a des choses qui ont été faites durant ce quinquennat", a poursuivi Emmanuel Macron, citant, dans son bilan"l'intervention au Mali" et "la réaction face aux attentats", ainsi qu'un "tournant de la compétitivité" auquel il estime avoir pris part en tant que ministre de l'Economie.

Mais il a tout de même rappelé qu'il n'avait pas quitté le gouvernement pour rien, critiquant "le manque de sens" donné à l'action de l'exécutif, "le manque de volontarisme européen" et "l'impossibilité de trancher les choses de façon rapide".

Emmanuel Macron s'est lancé dans la course à la présidentielle fin août 2016 en lançant En marche, son mouvement social-libéral. En quelques mois, l'ancien ministre, qui se veut hors parti, a bouleversé la donne à gauche comme à droite.

En marche bouleverse la donne

Aujourd’hui, son parti revendique plus de 100 000 adhérents et les sondages le donnent au coude-à-coude avec Marine Le Pen au premier tour.  Avec ces extraits du documentaire de Pierre Hurel "Emmanuel Macron ou la trajectoire du météore", retour sur la genèse d'En marche et la mise sur orbite de la" fusée Macron".

Ces dernières semaines, François Fillon a affublé Emmanuel Macron d'un surnom censé lui faire porter le poids du bilan du quinquennat : "Emmanuel Hollande". Une pique qu'il a notamment employée lors de son passage dans "L'Emission politique" de France 2, le 23 mars. Invité de "Dimanche en politique", dimanche 9 avril, le candidat d'En marche ! a trouvé sa réponse.

"Je ne l'appellerai pas François Balkany, mais il ressemble plus à ça qu'à autre chose aujourd'hui", a lancé Emmanuel Macron, en référence aux affaires dans lesquelles François Fillon est cité, comme a pu l'être le maire de Levallois, Patrick Balkany, dans d'autres circonstances.

"Je ne suis pas l'héritier de ce quinquennat"

"J'ai dit non quand j'ai quitté l'Elysée (...) et j'ai dit non pour quitter le gouvernement, sur la base de désaccords de fond, a assuré Emmanuel Macron. Donc je ne suis pas, pour ma part, l'hériter de ce quinquennat ou d'un système." L'ancien ministre de l'Economie s'est également défendu en rappelant que François Fillon avait été pendant cinq ans le Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

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A la fin du magazine, l'invité (e-s) politique  nous expose son instantané  par son "smart phone" et nous explique son choix :

 

 L'INSTANTANE

290 INSTANTANE MACRON

 © 2017 Emmanuel Macron

 

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